Pas de conteneurs aménagés avant 2029 pour contrer la surpopulation carcérale
Les conteneurs aménagés qui devaient offrir une réponse à la surpopulation carcérale en créant 300 places supplémentaires accusent un retard important. L’échéance a été repoussée à 2029, écrivent mardi De Standaard et Het Belang van Limburg.
La ministre de la Justice, Annelies Verlinden (CD&V), et la ministre en charge de la Régie des bâtiments et de la Gestion immobilière de l’État Vanessa Matz (Les Engagés) avaient annoncé en janvier que ces structures préfabriquées installées à proximité des prisons existantes seraient disponibles d’ici “quelques mois”. Le délai a entre-temps été repoussé mais le projet prendra forme “avant la fin de la législature”, a affirmé Vanessa Matz.
D’après celle-ci, le retard est à imputer à la Justice. Après l’annonce de la mesure, ce ministère “a soudainement formulé, à mi-parcours des procédures, des exigences techniques plus strictes que celles prévues dans l’accord-cadre”, explique Mme Matz.
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Sa collègue s’en défend toutefois. D’après le cabinet de la ministre Verlinden, “une installation sur des terrains pénitentiaires existants a été sciemment écartée du marché dans l’accord-cadre initial, conclu sous la législature précédente”. “Il n’est pas question d’un retard dû à des exigences modifiées de la part de la Justice”, affirme-t-il. “Le déploiement ne dépend pas seulement de la production et de la livraison des unités, mais aussi des travaux préparatoires menés par la Régie des bâtiments”, alors que ce type de structure s’accompagne d’exigences spécifiques en matière de sécurité.
Actuellement, 593 personnes dorment sur un matelas posé au sol dans les prisons belges.
Belga