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Artstep, l’application bruxelloise qui veut connecter artistes émergents et professionnels de l’art

Pour les artistes émergents, se faire connaître est souvent un parcours du combattant. Et notamment entrer en contact avec les galeries, les curateurs ou les foires. Une Bruxelloise vient de lancer une application pour connecter plus facilement ces artistes avec les professionnels du monde l’art.

■ Reportage de Marine Hubert et Yannick Vangansbeek

Un coup de sonnette qui marque le début d’une nouvelle collaboration pour l’artiste Maude Paul. Sous son bras, ses deux dernières œuvres bientôt exposées dans cette galerie nichée au cœur d’une maison particulière à Forest. Une rencontre démarrée sur l’application Art Step créée par la bruxelloise Amandine Ickx. “J’ai vu qu’il y avait beaucoup d’artistes émergents qui avaient du mal à rencontrer vraiment les bonnes personnes“, explique-t-elle. “D’où l’idée d’avoir créé cette plateforme digitale qui met en relation directement les artistes émergents contemporains avec les professionnels de l’art.”

Créée il y a quelques semaines, la plateforme, pour l’instant 100% gratuite, se veut intuitive. Like, chat, tout est fait pour faciliter la mise en relation. “On a les œuvres et les photos des différentes œuvres et quand je clique on voit le titre, le prix, les détails techniques“, détaille Amandine Ickx. “On avait quand même beaucoup de galeristes qui galéraient à devoir trouver des jeunes artistes aussi; à devoir aller chercher à gauche, à droite pour avoir l’information. Là, tout est rassemblé : Instagram, site web et le petit onglet où on peut liker le travail de l’artiste.”

Connecter deux mondes interdépendants

Avec son application, cette spécialiste du monde de l’art veut surtout connecter deux mondes interdépendants, mais qui ont pourtant du mal à se rencontrer. “On fait des jurys, on va voir les écoles. C’est souvent très conceptuel et j’avoue que ça ne me parle pas toujours. C’est assez intéressant d’avoir plein d’artistes rassemblés sur la même plateforme”, réagit Sandrine Viu Masia, galeriste à The Palm Beach. 

Pour beaucoup d’artistes comme Maud Paul, le plus dur n’est pas de créer mais de se faire une place dans un milieu où c’est souvent le réseau qui dicte les règles. “Moi, je suis un petit peu réservée, donc j’ai peut-être un peu plus de mal à aller directement devant. Je trouve ça chouette d’accéder à eux d’une façon qui est peut-être un peu moins frontale aussi pour eux“, confie l’artiste.

Artstep connecte déjà une centaine d’artistes émergents et des professionnels de l’art contemporain. L’application bruxelloise est déjà ouverte à l’international.