Immigration et transmission: ces femmes qui racontent leur histoire dans “Encre le sens”
Elles ont contribué à façonner Bruxelles, mais leurs parcours restent souvent méconnus. Le livre Encre le sens donne la parole à dix femmes issues de l’immigration. Cinq racontent leur propre histoire, tandis que les cinq autres retracent celle de leurs mères ou grands-mères.
Invitée de Fabrice Grosfilley dans Bonsoir Bruxelles, Salima Amda, co-autrice de l’ouvrage, explique la démarche : “On n’a pas essayé de romancer ou d’embellir les histoires. L’idée est de transmettre les histoires comme elles ont existé.” Des récits marqués par les difficultés, mais aussi par la résilience et la solidarité.
Elle y raconte notamment le parcours de sa grand-mère, originaire du Rif, au Maroc. Après avoir grandi à Tétouan et vécu à Tanger, celle-ci retourne dans le Rif avant de s’installer à Bruxelles. Avec son mari, elle y élève ses enfants et accueille de nombreux immigrés marocains dans son foyer.
“Je suis trop fière d’elle. Les mots me manquent pour exprimer cette fierté”, confie Salima Amda. Elle admire cette solidarité dont ses grands-parents ont fait preuve malgré ses moyens limités. “Ils n’ont pas oublié ce sens de la solidarité et je pense que c’est aussi un exemple pour nous les plus jeunes, où on grandit dans un milieu de plus en plus individualiste.”
■ Revoir l’interview complète de Salima Amda dans la vidéo ci-dessus.