Budget fédéral : le MR croit toujours à un accord rapide, sans hausse de la TVA
Comme l’an dernier, la négociation du budget fédéral est compliquée : le Premier Ministre n’a pas été en mesure de faire sa déclaration de rentrée à la Chambre à la date traditionnelle ce mardi. La faute au MR, intransigeant sur le maintien de la TVA à son niveau actuel? Le chef de groupe assume et croit en un atterrissage rapide. Il pointe aussi la méthode De Wever comme une cause du problème.
“D’habitude on s’enferme et on sort quand on a un accord. Ici Bart De Wever a une autre méthode, on ne s’enferme plus mais on y arrivera” estime Benoît PIedboeuf. Qui ajoute “On ne peut pas se permettre une crise, on doit arriver à un accord“. Le chef de groupe MR à la Chambre estime que “l’idéal est d’avoir un accord budgétaire sur plusieurs années. Mais notre seule obligation reste 2027“.
Bart De Wever est actuellement en sommet européen. Jusque là, les discussions fédérales bloquaient sur une hausse de la TVA. Benoît Piedboeuf assume la ligne de son parti, celle d’un refus absolu. “On paye déjà assez d’impôts (…) augmenter la TVA va ralentir la croissance, réduire le pouvoir d’achat… c’est non!”.
Et il pointe d’autres pistes d’économies : les soins de santé et les pensions “le budget soins de santé de 20 milliards en 2004 à 52 milliards en 2024, on ne peut pas dire qu’on ne soigne pas les gens“.
Procédure Renault chez GSK
Coup dur pour l’emploi avec l’annonce d’un licenciement massif chez GSK, une enterprise en bonne santé et qui a bénéficié d’aide à la recherche. Le libéral concède: “On peut conditionner des aides à une localisation, avec une telle masse de travailleurs mis dehors on peut mieux canaliser les aides“.
Avant de glisser que “bloquer les sites ne va rien changer. Mais négocier pas à pas et éviter les licenciements est une obligation pour tout le monde“. Le chef de groupe au fédéral reconnaît aussi que les économies réalisées à certains niveaux de pouvoir ont un impact ailleurs. A propos de la limitation dans le temps des allocations de chômage, il confesse que les dépenses des CPAS sont en train d’exploser et affirme “suivre cela avec attention“.
■ Revoir l’intégralité de l’interview de Benoît Piedboeuf par Michel Geyer.