Le parc de Forest “interdit aux femmes” lors d’une une action symbolique d’Amnesty
Une bâche de 25 mètres de diamètre avec le message “no women allowed” (“interdit aux femmes”) a été déployée mercredi dans le parc de Forest à Bruxelles par des militants et militantes d’Amnesty International, en référence à l’interdiction faite aux femmes de fréquenter les parcs publics en Afghanistan. Les personnes sur place l’ont ensuite recouverte d’une seconde bâche exprimant leur solidarité avec les femmes afghanes, avant de former une chaîne humaine autour de celle-ci.
“Les talibans ont tout simplement effacé les femmes et les filles de l’espace public”, dénonce Carine Thibaut, directrice de la section belge francophone d’Amnesty International. L’organisation rappelle notamment les restrictions qui leur sont imposées en matière d’éducation, de travail et de pratique sportive.
L’organisation appelle le gouvernement fédéral à agir contre les violations de leurs droits par les talibans, indique-t-elle dans un communiqué. Une pétition adressée au ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, est lancée par Amnesty International.
En parallèle, plusieurs affiches comportant la même inscription traduite en français, “Interdit aux femmes” ou “Interdit aux filles” ont été accrochées dans des lieux publics, un peu partout sur le territoire: universités, écoles, cabinets politiques, salles de sport, gare, plaine de jeux ou palais de justice, entre autres.
L’organisation demande aux autorités belges d’accroître la pression sur les talibans et de soutenir la mise en place d’un mécanisme international pour qu’ils répondent des violations commises.
Elle réclame également l’arrêt immédiat des négociations relatives aux renvois forcés d’Afghans vers leur pays, estimant qu’elles contribuent à normaliser la politique des talibans.
Belga – Photo : @Amnesty International