“Qu’on donne au parquet de Bruxelles les moyens de mener ses enquêtes”, demande Benoît Cerexhe
Benoît Cerexhe (Les Engagés) veut que la mort du policier Nordine El Talbi serve de déclencheur, et que la Justice reçoive les moyens qu’elle réclame pour lutter contre l’insécurité. Le Bourgmestre de Woluwe-Saint-Pierre ne croit pas en l’intérêt d’une fusion des zones de police.
“Evidemment que c’est un drame et une crise nationale, au-delà des discours : qu’est-ce qu’on attend pour donner au Procureur du Roi de Bruxelles des enquêteurs? Les cadres ne sont remplis qu’à 70% “.
Concernant la fusion des zones de Police, il coince toujours. “On n’a jamais rien résolu avec de l’institutionnel”, claque le Bourgmestre Engagé mais pas convaincu par la réforme approuvée au fédéral.
À une autre échelle, le bourgmestre revient sur le lancement d’un Partenariat Local de Prévention dans le quartier Stockel. Particularité, ce PLP sera axé sur les commerces “il y a un cadre légal, une charte… il y a 200 commerçants, il s’agit de créer entre eux et la police un contact privilégié”.
Déchetterie et infrastructures sportives : comment garder la main quand on appelle la région à l’aide?
Le bourgmestre de Woluwe-Saint-Pierre a cédé à la Région, et donc à Bruxelles-Propreté, la gestion de la déchetterie communale. Mais il n’est pas satisfait de la gestion des flux “la police a du intervenir à 22 reprises depuis le mois de juin dernier, il y a des embouteillages en permanence et les riverains de ce quartier densément peuplé ne peuvent plus rentrer chez eux… ça ne va plus!”. L’élu menace donc d’imposer une prise de rdv pour les dépôts et n’exclut pas que la commune reprenne à son compte la gestion de la déchetterie du Val des Seigneurs si les problèmes persistent.
Alors que deux terrains de football et de hockey seront inaugurés ce mercredi, Benoît Cerexhe promet de limiter les nuisances notamment sonores. “SportCity est un des plus grands centres sportifs de la région. On va mettre des amortisseurs sonores dans les goals et le long des terrains désigner un manager nuisance, c’est-à-dire quelqu’un qui soit joignable en cas de problème”.
Viendra ensuite le temps de travailler sur la piscine qui souffre d’infiltrations. Benoît Cerexhe plaide pour que la charge financière soit partagée: “Il serait logique qu’il y ait une régionalisation ou une intercommunalisation des piscines bruxelloises“.
■ Revoir l’intégralité de l’interview de Benoît Cerexhe par Michel Geyer.