Hôpitaux universitaires de Bruxelles: “un moment historique”
Bruxelles se dote d’une superstructure hospitalière, pour coordonner Erasme, Bordet, Saint-Pierre, l’Hôpital des Enfants et Iris Sud. Un moment “historique” pour les élus communaux. David Weytsman porte et défend le projet au nom du CPAS de la Ville. Avec une vision qui se veut de long terme.
“Ce n’est pas du tout un nouveau bazar mais l’aboutissement de 30 ans d’efforts” dit le libéral. “Aujourd’hui on a notamment un déficit cumulé de 25 millions d’euros. On va pouvoir mutualiser les métiers de supports et libérer des moyens pour investir d’avantage notamment en première ligne ou pour compenser des métiers de pénurie”. A l’horizon 2030, le projet doit permettre de créer une carte médicale unique à l’intérieur du réseau, des hôpitaux généralistes bien répartis et proposer une offre de spécialistes mieux coordonnée.
Avec une promesse d’accessibilité :“Nous n’allons pas autoriser d’ici 2029-2030 des modifications de tarifs (…) nous avions des hôpitaux morcelés et nous allons vers une stratégie commune” affirme David Weytsman.
Hier à notre micro, Philippe Close, bourgmestre de la Ville de Bruxelles, assurait que cette fusion ne rimerait pas avec des pertes d’emploi. Du côté de David Weytsman, on est moins ferme sur le sujet. “Il y aura une vraie volonté de mutualiser, de faire les choses beaucoup mieux. Alors peut-être que dans certains métiers de support, il va y avoir une diminution, on va pouvoir renégocier certains contrats tous ensemble. Mais l’objectif, l’objectif, c’est de pouvoir justement réinvestir dans cette médecine, acheter de nouveaux matériels”, concède-t-il.
Mineurs émeutiers : appel à responsabiliser les parents
Le Président du MR régional incarne une ligne stricte sur la sécurité. Tout en reconnaissant l’utilité du principe de Protection de la Jeunesse: “Le gouvernement s’est engagé à créer des places en IPPJ, il va le faire avec 30 places ces prochains mois et 50 avant la fin de la législature. (…) Le placement en ippj est une réponse proportionnée. A coté je suis favorable à resposnabiliser les parents à tous niveaux, il y a des parents qui démissionnent et on doit leur faire mal y compris au niveau financier!”.
Pas de baisse de pression dans bras de fer PS/MR sur la SLRB : “131 millions d’euros c’est l’argent du contribuable, nous avons des exigences sur l’usage de cet argent. Après une crise de la gouvernance nous attendons de Madame Lalieux des réformes. Il y a aussi une question de personne: maintenir le président du Foyer Anderlechtois en poste est un mauvais signal. La balle est dans le camp du PS” conclût le président régional du MR.
■ Revoir l’intégralité de l’interview de david Weytsman par Michel Geyer.