Hôpitaux Universitaires de Bruxelles: le conseil communal de la Ville ouvre le bal des instances amenées à se prononcer
Le conseil communal de la Ville de Bruxelles se prononcera lundi soir sur le projet du plus grand regroupement hospitalier jamais réalisé dans la capitale. Il s’agit de la première instance locale à se prononcer, avant ceux des communes d’Etterbeek, Ixelles, Anderlecht et Saint-Gilles, ainsi que l’Université libre de Bruxelles (ULB).
Erasme, Bordet, Saint-Pierre, l’Hôpital des Enfants et Iris Sud souhaitent unir leurs forces pour former les “Hôpitaux Universitaires de Bruxelles à partir du 1er janvier prochain”. Avec un chiffre d’affaires d’1,5 milliard d’euros et 2.500 lits, ce pôle constituerait le deuxième plus grand regroupement de Belgique après le Ziekenhuis aan de Stroom (ZAS) d’Anvers.
Ces cinq établissements, répartis sur 12 sites, verront leurs moyens renforcés, tout en maintenant la proximité avec les patients.
Selon David Weytsman (MR), président du CPAS de la Ville, acteur historique de la gestion et de l’accès aux hôpitaux publics de la Ville, la mutualisation produira des économies d’échelle. La réussite de l’opération permettra de protéger les autres missions du CPAS à l’égard du public qui bénéficie de son action.
Pour environ 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires consolidé, le plan prévoit de ramener le déficit d’environ 25,1 millions d’euros au budget 2026, à 15,2 millions en 2027 et à 3,8 millions en 2028. L’objectif est un équilibre structurel à compter du 1er janvier 2030.
Les économies produites doivent apporter une bouffée d’oxygène pour investir. Le plan prévoit 64 millions d’euros d’investissements annuels.
Les pertes des exercices 2024 à 2026 resteront à la charge des associés historiques.
Un bureau exécutif de six membres (trois pour l’ULB, deux pour Bruxelles et un pour les autres communes) dirigera la structure, garantissant une parité entre l’université et les partenaires publics.
L’hôpital Brugmann ne participe pas encore au projet, mais l’objectif est de l’intégrer d’ici 2030.
Belga