Manifestation nationale: la CSC attend des actes après sa rencontre avec le président des Engagés
Une large délégation de la CSC a été reçue vendredi matin pendant environ une heure par le président des Engagés, Yvan Verougstraete, au siège du parti. Les représentants syndicaux ont exprimé leurs inquiétudes face aux mesures du gouvernement fédéral et aux arbitrages budgétaires à venir. Le président n’a pris aucun engagement ferme, mais a défendu la nécessité du dialogue.
“On a peur que de nouvelles mesures s’attaquent frontalement au monde du travail“, a expliqué à la sortie David Camerini, président syndical CSC Métal à ArcelorMittal Liège. Il a dénoncé les mesures touchant les travailleurs, les allocataires sociaux et les malades, ainsi que la flexibilisation du travail.
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Le syndicaliste a rappelé que les organisations syndicales ont proposé des alternatives budgétaires représentant 21 milliards d’euros. Il attend désormais de voir quel poids le président des Engagés donnera à leurs revendications dans les discussions gouvernementales. “On va voir factuellement“, a-t-il souligné.
David Camerini a également dénoncé la précarité des travailleurs. “Il y a des travailleurs qui choisissent entre se chauffer, se nourrir. Ce n’est quand même pas normal“, a-t-il déclaré. Il réclame que le gouvernement s’attaque au capital ainsi qu’à la fraude et à l’évasion fiscales, et juge les responsables politiques “complètement déconnectés de la réalité“.
Yvan Verougstraete a qualifié les échanges de “sincères, calmes“. “L’objectif aujourd’hui, ce n’est pas de prendre des engagements fermes“, a-t-il précisé, évoquant les décisions et arbitrages qui restent à prendre dans le cadre du conclave.
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“Personne n’a à gagner à avoir un tissu social qui est en effervescence“, a-t-il estimé. La rencontre a permis, selon lui, d’entendre les priorités syndicales et les points auxquels son parti doit être particulièrement attentif.
Le président des Engagés défend un élargissement de l’assiette fiscale afin d’alléger les charges sur le travail, particulièrement pour les bas salaires. “Je préfère un peu plus de TVA et moins de charges sur le travail qu’inversement“, a-t-il déclaré. Redonner du pouvoir d’achat aux travailleurs constitue, selon lui, une priorité.
Cet élargissement doit faire participer le capital, le travail et la consommation, a-t-il expliqué. Il a aussi évoqué la fiscalité des GAFAM et les niches fiscales. “Notre première priorité, c’est redonner aussi du pouvoir d’achat à celles et ceux qui travaillent aujourd’hui“, a-t-il insisté.
“Je ne leur ai évidemment pas promis monts et merveilles“, a ajouté Yvan Verougstraete. Il estime que le dialogue a été “franc et honnête“, tout en reconnaissant que des incertitudes persistent et que des solutions restent à trouver.
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Cette rencontre s’inscrit dans une mobilisation de la CSC devant les sièges des cinq partis de la coalition fédérale, en marge de la manifestation nationale organisée vendredi à Bruxelles.
Belga