Recapitalisation de la SLRB: le montant est au budget mais sous deux conditions, affirme Boris Dilliès
Le ministre-président bruxellois Boris Dilliès (MR) ne remet pas en cause l’inscription budgétaire de 131 millions d’euros pour une recapitalisation de la Société du Logement de la Région Bruxelloise (SLRB). Cependant, s’agissant de l’argent des habitants de la Région-capitale, il demande un plan financier clair et l’application des recommandations de la commission d’enquête du Parlement bruxellois sur le Foyer anderlechtois, a-t-il affirmé jeudi soir.
La fin de la réunion hebdomadaire du gouvernement bruxellois a fait l’objet, jeudi, d’un regain de tension entre ses composantes MR et PS, autour du dossier de la recapitalisation de la SLRB, mais aussi de notifications en rapport avec le conclave budgétaire du week-end dernier, a-t-on appris à l’issue de la réunion.
Certains échos recueillis dans le camp socialiste ont fait état d’une première poussée d’adrénaline lorsqu’a été abordé le point 41 de l’ordre du jour de la réunion consacré en gros à la libération d’un montant nécessaire au paiement des assistants sociaux dépendant de l’asbl Service d’Accompagnement social aux Locataires sociaux, liée à la SLRB. Mais ce point a été adopté. C’est à la fin de la réunion que les choses se sont envenimées lorsqu’il a été question de notifications en rapport avec le conclave du week-end dernier.
> Tension au gouvernement Dilliès autour de la SLRB: “C’est vraiment un mauvais sketch”
Différends entre partis
Au centre du différend: le dossier de la recapitalisation à hauteur de 131 millions d’euros de la SLRB, inscrite au budget initial de 2026, mais que le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a conditionnée lundi à un pas de côté du président du Foyer anderlechtois Lotfi Mostefa (PS). Ce point de vue semble avoir trouvé un relais jeudi via le ministre-président libéral Boris Dilliès (MR).
Côté PS, on considère que ce refinancement est politiquement acquis depuis l’accord sur le budget initial de 2026 et que le ministre-président met son gouvernement en péril pour un enjeu local, mais aussi après avoir tenté de faire passer l’une ou l’autre notification non conforme aux décisions du conclave. Il a ainsi été question par le biais d’une de celles-ci de “plans de départs volontaires” (lisez des licenciements) dans des départements de l’administration dépendant des compétences de ministres libéraux, a-t-on indiqué à une source socialiste.
Au milieu de la mêlée dans le dossier de la recapitalisation de la SLRB , le ministre des Finances Dirk De Smedt (Anders) a indiqué dans les colonnes du “Soir”, que certes la décision a été prise dans le budget initial de 2026, mais que son exécution restait pendante au gouvernement dont c’est le rôle de se prononcer à ce sujet également.
Réagissant jeudi soir, le ministre-président bruxellois, Boris Dilliès, a tenu à préciser que “les 131 millions pour le logement social sont au budget”. “Personne ne les remet en cause. Mais c’est l’argent des Bruxellois. Avant de le libérer, je demande deux choses: un plan financier clair, et l’application des recommandations de la commission d’enquête du Parlement : des attributions plus transparentes, objectives et dépolitisées. Dès que ces garanties sont là, l’argent sera versé”, a-t-il souligné.
Dans l’entourage de M. Dilliès, on a par ailleurs tenu à dire que proposer des licenciements, comme certains en ont prêté l’intention au ministre-président, “ce ne serait pas conforme a l’accord de gouvernement”.
Belga