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Fin de la gratuité des repas chauds: “Nous subissons une perte de plus de 2.200 repas par jour”

Depuis la fin de la gratuité des repas scolaire dans les écoles défavorisées, de nombreuses familles renoncent aux repas chauds. Les Cuisines Bruxelloises enregistrent une baisse globale de 25% des commandes, ce qui impacte fortement leurs activités.

■ Reportage de Claire Vermeulen et Frédéric De Henau

Avec la fin des financements, une école sur quatre a complètement supprimé son service de repas chauds. Dans les établissements qui les ont maintenus en les rendant payants, les inscriptions ont chuté de 60% en ce mois de septembre, selon des chiffres de la Ligue des Familles. “L’année dernière, on commandait pour 350 élèves“, explique Pierre Laurens, directeur de l’école Saint-Antoine de Forest, “ils pouvaient se resservir, on savait beaucoup plus jouer avec les quantités. Maintenant, comme on commande pour 60/70 enfants, une fois qu’ils ont fini leur assiette, c’est fini“.

La fin de la gratuité ne touche pas seulement les élèves. Les Cuisines Bruxelloises préparent des repas pour une centaine d’écoles à Bruxelles. Depuis la rentrée, les commandes ont drastiquement chuté. “On constate que l’arrêt de cette gratuité par la Fédération Wallonie-Bruxelles a un impact très important sur l’ensemble de notre activité. Aujourd’hui, on tourne aux alentours de 9.600 repas par jour alors que nous étions dans la même période aux alentours de 11.800 repas. Donc il y a quand même une perte de plus de 2.200 repas par jour“, détaille José Orrico, directeur général des Cuisines Bruxelloises.

Certaines associations, comme la Ligue des Familles, demandent aux politiques de revenir sur leur décision et de reproposer des repas complets et gratuits dans les écoles les plus vulnérables.

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