Aller au contenu principal
BX1

Samusocial : “On refuse une demande sur deux pour les hommes isolés”

Le Samusocial a dû fermer son centre WTC, dans le quartier de la gare du Nord. Une fermeture qui entraîne la suppression de 130 places d’hébergement d’urgence destinées aux hommes isolés. Et plusieurs centaines d’autres places sont aujourd’hui menacées, faute de financement. Fabrice Grosfilley en a parlé dans Bonsoir Bruxelles avec Sarah de Liamchine, directrice générale du Samusocial.

La fermeture du centre WTC s’explique par la fin de certains subsides fédéraux. Des financements indispensables au fonctionnement des structures d’accueil, rappelle Sarah de Liamchine : “Sans subside du fédéral, on ne sait pas payer le personnel. Donc quand on dit qu’on finance des places d’accueil, souvent ce qu’on finance derrière, c’est l’accompagnement social, les veilleurs de nuit, les personnes qui servent les repas, et puis ce sont tous les services qu’on rend, y compris sanitaires.”

Et les inquiétudes ne s’arrêtent pas là. La ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, a annoncé la suppression de 700 places supplémentaires. Une perspective qui préoccupe fortement la directrice du Samusocial : “Au Samusocial, on refuse une demande sur deux pour les hommes isolés. On refuse aussi énormément de familles. Si on ferme encore des places, on va devoir fermer des places familles à l’approche de l’hiver. On est vraiment très inquiets. On veut plaider pour l’arrêt de cette décision.”

Aujourd’hui, environ 10.000 personnes sont sans logement ou mal logées en Région bruxelloise. Un chiffre qui pourrait encore augmenter lors du prochain recensement, prévu le 15 octobre. Pour Sarah de Liamchine, certaines situations sont particulièrement préoccupantes : “Il y a des femmes enceintes en rue. Elles accouchent à l’hôpital et elles reviennent avec leur bébé. C’est vraiment une situation très compliquée. Le nombre de familles en rue explose, et je pèse mes mots. Rien qu’au mois de septembre, nous avons refusé 1.900 demandes d’hébergement de familles.”

■ Revoir l’interview complète de Sarah de Liamchine dans la vidéo ci-dessus.