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Un consultant aux commentaires racistes reste affecté à la police fédérale

La police fédérale continue de recourir à un consultant dont les propos xénophobes, publiés en ligne, lui ont été signalés il y a quatre mois, écrit jeudi le journal Le Soir. Ce travailleur est affecté à un projet sensible d’identification biométrique, une technologie qui est fréquemment accusée de véhiculer des biais racistes.

L’homme a été engagé par le biais d’une entreprise externe pour mettre son expertise informatique au service de la Direction centrale de la police technique et scientifique (DJT). Selon son CV en ligne consulté par Le Soir, il assure “la direction de la mise en œuvre” et “la coordination des équipes” du programme Abis (pour “Automated Biometric Identification System”).

Sur ses réseaux sociaux, le quadragénaire s’en prend violemment aux personnes d’origine étrangère, les comparant notamment à des “animaux” qu’il faudrait “renvoyer là-bas”. Il insulte également la police.

Un citoyen a d’abord signalé ces commentaires au SPF Intérieur, qui lui a indiqué – par le biais d’un mail dont Le Soir a pu prendre connaissance – que la plainte avait bien été transmise à la police fédérale le 29 mai dernier. Fin août, en constatant que la virulence des commentaires en ligne du consultant ne faiblissait pas, l’auteur du signalement initial a porté plainte dans un commissariat contre le consultant, puis déposé une autre plainte entre les mains de l’Inspection générale de police.

Malgré la “tolérance zéro” pour “toute forme de racisme” revendiquée par la police fédérale auprès du journal, le consultant travaille toujours pour l’institution.

Belga