Un préavis de grève dès le 1er octobre déposé dans les services publics bruxellois
La CGSP et la CSC, et leurs pendants flamands ACOD et ACV, ont déposé un préavis de grève et d’actions à durée indéterminée à partir du 1er octobre pour l’ensemble des services publics de la Région bruxelloise (secteur XV), ont annoncé mardi les organisations syndicales.
Les syndicats dénoncent la politique menée à l’égard du personnel régional, citant notamment le moratoire sur les recrutements en 2026 et les objectifs de réduction des effectifs. Selon eux, les déclarations du ministre bruxellois de la Fonction publique, Dirk De Smedt (Anders.), font état de la suppression d’au moins 1.800 équivalents temps plein d’ici 2029.
Ils contestent également un projet de modification du statut des agents qui prévoit, selon eux, la suppression de deux jours de congé et une évaluation annuelle.
La CGSP et la CSC annoncent que des actions sont prévues, sans en préciser à ce stade les modalités.
Les organisations syndicales estiment que la diminution des effectifs augmente la pression sur les agents restants et menace la qualité des services. Elles soulignent que les recrutements ont déjà été fortement réduits depuis 2023 et sont, selon elles, totalement à l’arrêt cette année.
Elles dénoncent parallèlement l’ouverture de postes de mandataires et le recours envisagé à un consultant pour un montant de 1.200 euros par jour. Elles reprochent également au cabinet du ministre de ne pas fournir de chiffres “concrets et vérifiables” pour étayer les réformes envisagées.
Les syndicats critiquent enfin les conditions dans lesquelles les discussions sont menées. Ils estiment que leurs arguments ne sont pas entendus et contestent l’urgence invoquée par le cabinet.
“Les services publics ne sont pas un poste budgétaire à sacrifier. Le personnel n’est pas un coût à réduire“, affirment-ils. La CGSP, l’ACOD, la CSC et l’ACV préviennent qu’elles s’opposeront à toute nouvelle dégradation des conditions de travail, réduction des effectifs, augmentation de la charge de travail, ainsi qu’à l’affaiblissement des services publics et à la destruction de l’emploi public à Bruxelles.
Belga – Photo : Belga Image