Deux grévistes de la faim palestiniens pris en charge à l’hôpital à Bruxelles
Deux grévistes de la faim palestiniens ont été pris en charge à l’hôpital, après une aggravation de leur état de santé. Ils avaient entamé une grève de la faim à l’église Saint-Jean-Baptiste-au-Béguinage, dans le centre de Bruxelles, pour attirer l’attention sur la situation de leurs proches bloqués à Gaza.
Les grévistes de la faim avaient expliqué ne plus voir d’autre issue après des mois d’incertitude et de manifestations répétées. Il s’agit, selon eux, de familles séparées par la guerre à Gaza, dont certains membres ont entretemps obtenu des visas belges dans le cadre du regroupement familial.
Ils affirment que la Belgique, malgré les visas, refuse d’évacuer de Gaza les membres de ces familles alors que d’autres pays européens comme l’Italie, les Pays-Bas, l’Espagne et la France ont organisé de telles évacuations. Hormis quelques évacuations d’enfants grièvement blessés, la dernière évacuation organisée par la Belgique de personnes munies d’un visa, a eu lieu en décembre 2025, ont-ils avancé.
Un premier individu, qui avait entamé sa grève il y a deux semaines, avait été hospitalisé il y a quatre jours. Son état s’est amélioré, même si sa sortie d’hôpital n’est pas encore fixée. Vendredi soir, l’état d’un deuxième gréviste s’est également détérioré. Cette personne a été transférée à l’hôpital Saint-Jean de Bruxelles pour y subir des examens médicaux.
Selon un ami palestinien des grévistes, l’état du second individu est actuellement critique. L’homme refuse toutefois de mettre fin à sa protestation. “Je ne mangerai pas tant que ma fille ne sera pas venue en Belgique”, a déclaré le gréviste de la faim avant son départ pour l’hôpital, selon son ami. “C’est plus important que de manger.”
Trois autres grévistes de la faim poursuivent actuellement leur grève dans l’église.
“Je compatis à la situation déchirante dans laquelle se trouvent les personnes concernées“, a réagi la ministre de l’Asile et de la migration, Anneleen Van Bossuyt (N-VA). “Mais les grèves de la faim ne peuvent en aucun cas servir de moyen pour contraindre les pouvoirs publics à prendre certaines décisions“, a-t-elle affirmé.
Belga