Budget fédéral: “Aujourd’hui, on a quand même un gouvernement pyromane”
Nabil Boukili, député fédéral (PTB), était l’invité de Bonsoir Bruxelles.
La semaine prochaine, les discussions sur le budget fédéral se poursuivront dans un premier temps au sein de groupes de travail, a-t-on appris vendredi de sources proches des négociateurs. Ensuite, le Premier ministre Bart De Wever envisagerait de convoquer un conclave à la fin de la semaine. Des discussions suivies de près par l’opposition, qui attend le gouvernement fédéral au tournant. “Surtout pour savoir qui va payer la facture, parce qu’ici, on nous annonce qu’ils veulent faire une économie de 10 milliards d’euros pour combler le déficit. Mais qui va payer ? On a vu qu’avec le gouvernement Arizona, ce sont toujours les mêmes qui trinquent : ce sont les travailleurs, ce sont les pensionnés. On définance les services publics, la justice et tout l’ensemble de notre tissu associatif. Et donc on se retrouve dans une situation où il faut d’abord se poser la question : ‘qui va payer ce déficit’ ?”, explique Nabil Boukili.
Le député fédéral déplore les décisions du gouvernement actuel et de son prédécesseur qui ont amené, selon lui, au déficit de 10 milliards : “Aujourd’hui, on a quand même un gouvernement pyromane. Parce que quand on parle de déficit. D’abord, qui a créé ce déficit ? Je rappelle que c’est la N-VA et le MR dans la Suédoise, avec le taxshift, qui est une exonération fiscale pour les entreprises, qui a créé un déficit de 8 milliards d’euros dans la sécurité sociale. C’est la conséquence aussi des décisions où l’on a fait le choix politique d’augmenter le budget de la Défense pour acheter des F-35, pour acheter des frégates, acheter des drones, de 5 milliards d’euros par an. Là, il y a des choix politiques. Ces 5 milliards, on va aller les chercher dans la poche des gens. Quand je les rencontre dans la rue, les gens n’en peuvent plus. Aujourd’hui, avec un diesel à 2,50 € le litre, on ne travaille plus pour vivre. Aujourd’hui, les gens travaillent seulement pour faire le plein.”
“Dans les discours, le gouvernement Arizona est très fort”
Dans le reste de l’interview, Nabil Boukili réagit également aux déclarations du ministre des Affaires étrangères à l’ONU. “Face aux guerres, aux crises humanitaires, au dérèglement climatique, aux pandémies et aux bouleversements technologiques, la question est finalement assez simple : avons-nous encore une boussole commune ? Pour la Belgique, oui. Cette boussole, c’est la Charte des Nations Unies. C’est le droit international“, a martelé Maxime Prévot.
“Dans les discours, le gouvernement Arizona est très fort parce que les discours d’appeler au respect du droit international et de sortir de la loi du plus fort, c’est bien en théorie, mais dans la pratique, on voit que ce gouvernement et les pays européens de manière générale, c’est eux-mêmes qui violent le droit international. Aujourd’hui, ce sont des pays européens qui n’ont toujours pris aucune sanction contre Israël qui viole depuis des années le droit international, qui commet un génocide contre le peuple palestinien depuis trois ans. Et, il n’y a aucune sanction contre l’Etat d’Israël.” répond Nabil Boukili.
■ Revoir l’intégralité de l’interview de Nabil Boukili dans la vidéo ci-dessus