Plus de 40% des entreprises opposées à l’enregistrement obligatoire du temps de travail
Les entreprises sont fortement divisées sur l’enregistrement obligatoire du temps de travail, constate jeudi le groupe de services en ressources humaines (RH) Acerta. D’après son étude, 42,8% des sociétés interrogées y sont opposées, alors que 37,8% y sont favorables.
A partir du 1er janvier 2027, les employeurs belges devront avoir mis en place un système objectif, fiable et accessible afin d’enregistrer le temps de travail quotidien des travailleurs. Il s’agit d’une obligation européenne.
D’après Acerta, 69,7% des employeurs belges utilisent déjà un système d’enregistrement du temps de travail. “Un nombre remarquablement élevé“, estime le spécialiste RH. Plus de quatre sociétés sur dix (41,1 %) enregistrent les heures de travail prestées de tous leurs travailleurs à l’aide d’un système comme une pointeuse numérique ou une application. Les autres employeurs le font partiellement, par exemple pour certains groupes de travailleurs et dans certaines situations (temps partiels et horaires flottants notamment).
Mais l’obligation d’enregistrement ne fait pas l’unanimité, loin de là, avec plus de 40% des entreprises opposées à la mesure. Elle est surtout critiquée en Région flamande (49,7% d’opposition), alors que plus de la moitié des employeurs wallons la soutiennent (56,2%). L’intérêt wallon s’explique principalement par un suivi plus efficace des heures supplémentaires, analyse Acerta.
Certaines entreprises encore dépourvues d’enregistrement du temps se montrent réticentes car elles s’attendent à ce que leurs travailleurs le considèrent comme un mécanisme de contrôle indésirable. Le système présente pourtant “des avantages indéniables”, indique Acerta. “Les employeurs qui enregistrent déjà les heures de travail peuvent par exemple mieux contrôler le nombre d’heures et d’heures supplémentaires prestées, et mieux y répondre.”
Belga/Photo d’illustration