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Le télétravail attire davantage de candidats dans la fonction publique bruxelloise

Le télétravail s’est durablement installé dans la fonction publique bruxelloise et semble jouer un rôle à la fois dans l’attractivité des administrations et dans la fidélisation du personnel. C’est l’un des principaux constats d’une évaluation publiée par l’Institut bruxellois de statistique et d’analyse (IBSA), avec le soutien scientifique du Bureau fédéral du Plan.

Autorisé dans la fonction publique bruxelloise depuis 2012, le télétravail a fortement progressé avec la crise sanitaire. En 2023, près de 75 % des agents occupant une fonction compatible avec le télétravail pouvaient travailler à distance trois jours ou plus par semaine.

Dans les faits, plus de 60 % d’entre eux ont télétravaillé en moyenne deux à trois jours par semaine cette année-là.

Sept candidats supplémentaires en moyenne

L’étude constate également un effet sur les recrutements. Pour les postes statutaires, une offre d’emploi mentionnant la possibilité de télétravailler attire en moyenne sept candidats supplémentaires. Elle permet aussi de recevoir davantage de candidatures correspondant au profil recherché, avec en moyenne huit CV supplémentaires répondant aux critères de l’offre.

Le télétravail élargit par ailleurs le bassin de recrutement : les nouveaux agents engagés dans des fonctions permettant le télétravail résident davantage en dehors de la Région bruxelloise que ceux recrutés pour des postes sans télétravail.

Un effet sur la fidélisation du personnel

L’évaluation relève aussi un impact sur la rétention. Les agents qui peuvent télétravailler sont environ 40 % moins susceptibles de quitter leur institution que ceux qui n’en ont pas la possibilité.

Les agents interrogés mettent notamment en avant la diminution des déplacements, une plus grande flexibilité, une meilleure concentration pour certaines tâches et un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Des effets sur la cohésion des équipes

L’étude pointe toutefois plusieurs défis lorsque le télétravail devient intensif. Les échanges informels diminuent, ce qui peut affecter la cohésion des équipes et compliquer l’intégration des nouveaux collaborateurs.

Les évaluateurs recommandent notamment de formaliser et harmoniser les règles entre les différentes administrations bruxelloises. Ils préconisent également une réflexion sur la coordination des jours de présence des équipes afin de préserver les échanges collectifs tout en maintenant les bénéfices liés à la flexibilité.