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“Nous avons des attaques quasi quotidiennes”: Vanessa Matz assure que les données de l’État sont sous contrôle

Les administrations fédérales belges font face à des cyberattaques quasi quotidiennes. Pour l’instant, aucune fuite de données n’a toutefois été constatée, assure Vanessa Matz, ministre fédérale de la Fonction publique et du Numérique. Invitée dans Bonsoir Bruxelles, elle détaille les mesures prises pour renforcer la protection des services publics face à des cybercriminels toujours plus sophistiqués.

Nous avons clairement des attaques quasi quotidiennes sur nos services, mais nous n’avons pas eu de fuite de données“, affirme Vanessa Matz. La ministre estime donc que la situation est “sous contrôle“, tout en reconnaissant qu’une attaque plus importante pourrait survenir. “Je ne dis pas que ça ne peut pas se produire à un moment donné“, prévient-elle, soulignant “l’ingéniosité des cybercriminels” qui progresse dans ce domaine.

Des millions investis dans la cybersécurité

Pour renforcer la protection des administrations fédérales, le gouvernement s’appuie notamment sur le règlement européen NIS2, qui impose de nouvelles exigences en matière de cybersécurité. Vanessa Matz assure également que des millions d’euros sont investis pour renforcer la résilience des services publics.

Le Centre pour la cybersécurité Belgique joue aussi un rôle de coordination entre les différentes administrations. L’objectif est notamment d’éviter qu’une attaque contre un service ne puisse compromettre l’ensemble de l’infrastructure publique.

Réduire les dépendances étrangères

La cybersécurité s’inscrit plus largement dans une volonté de renforcer la souveraineté numérique de l’État. Vanessa Matz veut notamment réduire la dépendance de l’administration belge aux technologies américaines et chinoises.

La ministre cite le développement de projets pilotes avec l’entreprise française Mistral pour l’intelligence artificielle, ainsi que la mise en place d’outils communs en matière de cloud, de cybersécurité et d’IA. “L’idée, ce n’est pas de faire une uniformisation pour uniformiser, mais c’est d’avoir les bons outils aux bons endroits et qui sont des outils souverains“, explique-t-elle.

Pour la ministre, cette stratégie doit permettre à l’État de mieux maîtriser ses infrastructures et, surtout, les données qu’il détient.

■ Interview de Vanessa Matz au micro de Fabrice Grosfilley dans Bonsoir Bruxelles