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Les fêtes en plein air de Hangar suscitent des critiques

Les fêtes en plein air du collectif Hangar à Bruxelles suscitent de plus en plus de critiques. Le mouvement citoyen ARAU et Tom Raoul, du club C12, craignent que la capitale ne vende son espace public au détriment des Bruxellois moins aisés. Selon le cabinet du bourgmestre Philippe Close (PS), d’autres collectifs peuvent également organiser ce type d’événements.

Hangar a encore organisé une fête ce week-end sur la place Poelaert, avec le DJ techno Solomun samedi et un événement gratuit dimanche dans le cadre de la journée sans voiture. Le collectif a déjà organisé des fêtes en plein air dans de nombreux lieux, avec de grands noms internationaux comme Tiësto, Lost Frequencies ou Major Lazer.

Selon l’ARAU, Bruxelles cède trop souvent son espace public à Hangar pour l’organisation de grands événements, au détriment des Bruxellois moins aisés et d’autres collectifs. Le mouvement dénonce “une occupation scandaleuse et totalement disproportionnée de l’espace public“.

Tom Raoul, l’un des responsables du C12, estime qu'”il semble que Hangar ne doive pas respecter les mêmes conditions que les autres collectifs festifs“. Il évoque une “position extrêmement dominante” et souligne que l’organisation a “accès aux principaux lieux bruxellois pour les open airs, ce qui lui permet de pratiquer des prix plus élevés“.

Philippe Close répond que “la même procédure de base est suivie pour chaque événement”. La Ville estime toutefois qu’un événement de quelques centaines à 2.000 participants ne peut être traité de la même manière qu’un événement de masse réunissant plus de 10.000 personnes et des DJ de renommée internationale. Elle souligne aussi les retombées économiques de ces rendez-vous pour l’horeca et les commerces.

Il est quelque peu paradoxal de critiquer l’une des rares administrations qui a choisi de soutenir concrètement le secteur et d’offrir de l’espace à toutes sortes de collectifs“, conclut le bourgmestre.

Belga