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Bilan du plan Good Move : “À Schaerbeek et à Anderlecht, on aurait pu mieux faire !”

Good Move va être remplacé par un nouveau plan régional de mobilité. Qu’est-ce qu’il faut absolument conserver de Good Move ? Quel bilan tirer de ce plan de mobilité, qui avait pour objectif de réduire l’utilisation de la voiture en ville, mais aussi d’améliorer la qualité de l’air et la sécurité routière ? Éléments de réponse avec nos invités.

Ce plan régional de mobilité aura pris le temps de voir le jour, puisqu’il aura traversé deux législatures. Good Move a été initié et conçu par le gouvernement Vervoort II, avant d’être adopté en mars 2020 par l’ensemble du gouvernement bruxellois Vervoort III.

Il est mis en œuvre à partir d’août 2022, avec pour objectif de détourner le trafic de transit vers les grands axes et de donner la priorité aux piétons, aux cyclistes et aux transports en commun.

Concrètement, sur le terrain, la Région est divisée en plusieurs zones, appelées “mailles” ou “quartiers apaisés”. Le sens de circulation de certaines rues est modifié, avec notamment la mise en place de sens uniques. Des blocs de béton, des potelets ou encore des caméras de contrôle sont installés afin d’empêcher le passage des voitures à certains carrefours.

Pour Oscar Curtil, Chargé de politique bruxelloise pour Avello, certains objectifs ont été atteints : ” Entre 2024 et 2025, il y a eu 15 % de cyclistes en plus dans les rues. On peut le faire grâce à des infrastructures de qualité. Si on regarde en fonction de Good Move, on a un tiers du réseau cyclable qui a été réalisé, et ça, c’est positif ! “

Mais Good Move va rapidement susciter de nombreuses contestations, aussi bien à droite qu’à gauche, mais également chez les citoyens. Les riverains se plaignent des embouteillages et des difficultés de stationnement. Ils déplorent également un manque de concertation avec les habitants. Certains commerçants pointent, eux, les difficultés d’accès à leurs établissements.

Plusieurs manifestations et mouvements de contestation vont donc voir le jour à Bruxelles pour dénoncer ce plan de mobilité. Certaines de ces manifestations seront particulièrement tendues.

Face à l’ampleur de la contestation, notamment dans le quartier de Cureghem, à Anderlecht, mais aussi autour de la place Verboekhoven, à Schaerbeek, les plans initiaux de Good Move seront finalement abandonnés et retravaillés.

Pour Géry Leloutre, Professeur en architecture et urbanisme à l’ULB, dans certaines communes, les choses auraient pu être faites différemment. “À Schaerbeek et à Anderlecht, on aurait pu mieux faire. Il y a peut-être, dans la mise en œuvre, des approches qui n’ont pas été assez phasées. Dans une ville, il faut mieux être dans une évolution permanente, plutôt que dans une révolution drastique. Le plan de mobilité à Cureghem, notamment, réduisait drastiquement le parking. “