Survol de Bruxelles : un millier de personnes manifestent à Koekelberg contre la “route Crucke”
Environ un millier de personnes se sont rassemblées dimanche à l’entrée du parc Élisabeth, à Koekelberg, à l’appel de l’ASBL Free Air 4 Brussels et d’un collectif de citoyens opposés à la route d’atterrissage RNP 07L de Brussels Airport.
Les participants ont formé un “STOP” géant, suffisamment grand pour être visible du ciel, avant de prendre physiquement place sur les lettres. L’action visait à dénoncer les nuisances provoquées par cette trajectoire, surnommée “route Crucke” par ses opposants, du nom du ministre fédéral de la Mobilité, Jean-Luc Crucke (Les Engagés).
■Reportage de Jamila Saidi M’Rabet, Thomas Craps et Stephanie Mira
La procédure a initialement été engagée par 42 familles de la périphérie flamande, notamment de Dilbeek. Jusqu’à 200 familles bruxelloises pourront s’y joindre avant le 15 octobre. Elles réclament devant le tribunal de première instance néerlandophone de Bruxelles la suspension de la route RNP 07L et une indemnisation pour le préjudice subi.
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Plusieurs élus du PS, d’Ecolo, du MR, de Groen, de Vooruit et du CD&V étaient présents, dont les bourgmestres Olivia P’tito (PS, Koekelberg), Martin de Brabant (MR, Schaerbeek) et Catherine Moureaux (PS, Molenbeek), ainsi que les secrétaires d’État bruxellois Audrey Henry (MR) et Ans Persoons (Vooruit). Les députés bruxellois Kalvin Soiresse et Benjamin Dalle représentaient respectivement Ecolo et le CD&V. Olivia P’tito et Ans Persoons ont pris la parole. La première a appelé les Bruxellois concernés à rejoindre l’action en justice. Une file s’est ensuite formée pour recueillir les inscriptions.
Selon une étude du bureau CGX Aero, citée par les organisateurs, cette route, en service depuis juillet 2025 et toujours en phase de test, expose 459.000 habitants au bruit des avions, soit huit fois plus que les trajectoires alternatives.
Belga