Attentats du 11 septembre: les pompiers bruxellois rendent hommage à leurs homologues américains
Il y a 25 ans jour pour jour les attentats du 11 septembre 2001 frappaient les Etats-Unis. En première ligne, les hommes et les femmes du feu. Ils seront plus de 300 à périr ce jour-là. Aujourd’hui, c’est toute leur profession qui leur rend hommage à travers le monde. Et notamment à la caserne de l’Héliport, à Bruxelles.
Une quarantaine de pompiers au garde-à-vous pour observer une minute de silence en hommage aux victimes des attentats du 11 septembre 2001 ce vendredi matin. “C’est important ici de se rappeler que le 11 septembre 2001 est l’intervention qui a représenté le plus de décès dans notre profession depuis l’histoire moderne et contemporaine“, explique Nicolas Janel, commandant de garde des pompiers de Bruxelles. Au total 343 pompiers américains ont été victimes de ces attentats.
Un temps de recueillement mais aussi un rappel de leurs propres collègues bruxellois décédés dans l’exercice de leurs fonctions au fil des années. “Le tribut à payer est excessivement lourd et c’est le tribut que nous payons encore de nos jours puisque nous avons encore perdu un de nos hommes il y a moins d’un mois”, ajoute Nicolas Janel.
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Des risques inhérents à cette profession comme le témoigne cet ancien capitaine des pompiers. “Pour nous on se dit toujours qu’on sait qu’on part mais on ne sait pas si on revient parce que tout feu est tout à fait différent. C’est-à-dire que l’on va pour un incendie mais on apprend toujours sur le tard encore en plus. Et quand on part avec des collègues, on espère toujours revenir avec nos collègues”, confie Alain D’Hondt, capitaine des pompiers en 2001.
À peine la minute de silence terminée une annonce retentit dans les haut-parleurs. Ils sont appelés pour une intervention. Une réalité qui rattrape le quotidien de nos pompiers
■ Reportage de Jamila Saïdi M’Rabet et Yannick Vangansbeek