Surpopulation dans les prisons : “Il n’y a pas de solution et on restera là pendant quelques années”
Les conditions de vie des prisonniers sont dans le viseur du Comité européen pour la prévention de la torture. Celui-ci a publié un rapport sévère sur les failles du système pénitentiaire. Surpopulation, agents épuisés, soins insuffisants. Un constat qui intervient alors que les agents pénitentiaires sont en grève.
Gregory Wallez, secrétaire permanent de la CGSP Services publics, était l’invité de Fabrice Grosfilley dans Bonsoir Bruxelles. Il partage le constat dressé dans ce rapport : “Pour moi, il n’y a rien d’étonnant quand on voit les conditions inhumaines pour le moment. On a beau faire appel à la ministre pour essayer de changer les choses. Malheureusement, la surpopulation a un impact qui n’est pas bien compris par tout le monde.”
Selon Grégory Wallez, on fait face à un problème structurel qui n’a jamais été réglé et qui s’aggrave : “Aujourd’hui, on est à 13.543 détenus pour 11.064 places. Et donc, on varie tout le temps avec plus ou moins 2.500 détenus en trop. Il n’y a pas de solution et on restera là pendant quelques années.”
■ Revoir l’interview complète de Grégory Wallez dans la vidéo ci-dessus