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Drogues et fusillades : La NVA prête à décréter la crise régionale

Aux grands maux les grands remèdes. Alors que le parlement bruxellois et la Chambre des Représentants se réunissent en urgence ce mercredi, la NVA appelle à déclencher la phase de crise régionale pour nettoyer les rues de Bruxelles des dealers: contrôles renforcés, fermetures avancées autour des hotspots… Le député bruxellois Mathias Vanden Borre n’élude pas non plus la responsabilité fédérale.

Hasard de calendrier? Deux réunions sécurité-fusillades sont convoquées ce mercredi. La NVA réclamait celle du Parlement bruxellois. Le parti d’opposition réclame des mesures fortes de la part du Ministre-Président Boris Dilliès. “Oui il faut prendre des mesures uniformes qui vont plus loin (…) avec un arrêté spécifique la police peut proactivement contrôler des véhicules et des personnes. Il est aussi important que toutes les informations soient partagées entre tous les services ce qui n’est pas le cas actuellement“.

Prévention mal coordonnée et responsabilité politique 

Interrogé sur le manque de moyens dont se plaignent plusieurs secteurs concernés, Mathias Vanden Borre estime que “oui il y a du travail dans les prisons ou sur le contrôle du port d’Anvers mais ce n’est pas uniquement un manque de moyens”. Le député se montre aussi sceptique sur plusieurs projets sociaux tels que les salles de consommation à moindre risque ou des approches non pénalisantes de la consommation. “Il faut unifier le bazar de la prévention”. L’élu NVA fustige au passage le Parti Socialiste, son Président régional et ses Bourgmestres : “ils utilisent la misère et cette crise pour contrer le fédéral, refusent toute collaboration et rejettent la faute sur l’autre. Il faut arrêter cela” tonne-t-il.

Avant d’estimer que dépénaliser des drogues même douces serait “une grande erreur”.

Revoir l’interview de Matias Vanden Borre par Michel Geyer