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Tronc commun, nouveaux cours, congés: tout ce qui change pour cette nouvelle année scolaire

Ce lundi, quelques 900.000 élèves et 120.000 enseignants de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont repris le chemin de l’école. Une nouvelle année scolaire débute pour l’enseignement fondamental (maternelle et primaire) et secondaire. Et avec elle, plusieurs nouveautés à souligner.

Cette rentrée scolaire s’est déroulée dans un contexte particulier. Pas de grandes actions comme on a pu le voir en mai et juin derniers, mais la grogne des enseignants contre les réformes de l’enseignement ne faiblit pas. Sur les façades des établissements scolaires, les écriteaux faisant état du ressenti et des revendications des professeurs en témoignent. Les syndicats ont d’ailleurs lancé un préavis d’actions jusqu’au 27 septembre pour couvrir toutes les potentielles initiatives qui émaneront de la base. Dans ce contexte, la ministre Glatigny a annoncé en ce jour de rentrée vouloir “relancer le dialogue” avec les acteurs de l’enseignement.

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Excepté quelques ajustements et reculs (notamment sur la fin annoncée de la nomination des professeurs qui ne devrait finalement pas aboutir sous cette législature, selon la ministre), plusieurs changements rentrent bien en application dès cette rentrée. Tour d’horizon.

Arrivée du tronc commun en 1ère secondaire

Après les maternelles, puis les primaires, le nouveau tronc commun arrive cette année en 1ère secondaire. À partir de cette rentrée scolaire, tous les élèves de la première année secondaire (désormais appelée classe S1) en Fédération Wallonie-Bruxelles suivent une grille horaire commune et obligatoire de 32 périodes par semaine. L’idée est de fournir un parcours d’apprentissage identique de la 1ère maternelle à la 3e secondaire et ainsi réduire les inégalités. Il s’agit d’une réforme clé du Pacte pour un Enseignement d’excellence, mais la majorité MR-Engagés a toutefois décidé d’adapter quelque peu son organisation par rapport aux plans initiaux.

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Concrètement, cette grille horaire modifiée comprend l’ajout d’une heure de mathématiques et d’une heure d’éducation culturelle et artistique, la suppression de l’option latin en 1ère année et son obligation en deuxième (lors de la prochaine rentrée scolaire). Plusieurs nouveaux cours apparaissent aussi : le cours de formation historique, géographique, économique et sociale (FHGES) (4 heures/semaine), le cours de formation manuelle, technique et technologique (FMTT) (1h/semaine) et le cours de formation numérique (2h/semaine).

Afin de faire découvrir plus précocement le monde du travail aux plus jeunes, la 1re secondaire comptera en outre deux journées de découverte d’un métier ou d’une entreprise.

Le seuil de réussite du CEB, CE1D et CESS relevé à 60%

En juin prochain, le seuil de réussite des épreuves certificatives externes que sont le CEB (organisé en fin de 6e primaire), le CE1D (en fin de 2e secondaire) et le CESS (à l’issue de la 6e secondaire) sera relevé à 60%, contre 50% jusqu’à présent.

Pour réussir leur CEB, les élèves devront obtenir au moins 50% dans chacune des matières évaluées au CEB (français, mathématiques et éveil) mais atteindre une moyenne globale de 60%. Pour le CE1D et le CESS, les élèves devront obtenir un minimum de 60 % dans chacune des matières évaluées.

Un test CLE  en 4e primaire

Cette rentrée sera aussi marquée par la mise en place d’une nouvelle évaluation externe. Baptisé CLÉ ( pour ‘Calculer, Lire, Écrire’), ce test-diagnostic sera soumis à tous les élèves de 4e primaire.
Contrairement aux épreuves du type CEB, CE1D ou CESS, le test CLÉ sera non certificatif. Il doit servir à mesurer la maîtrise par chaque élève des savoirs fondamentaux à l’issue des trois premières années du primaire. Objectif: détecter rapidement les éventuelles lacunes et y apporter des réponses pédagogiques adaptées.

Ce premier test CLÉ sera organisé dans les écoles entre le 15 septembre et le 1er octobre prochains.

Fin du premier degré différencié

Jusqu’à présent, les élèves de 6e primaire qui ne réussissaient pas le CEB pouvaient passer en secondaire en s’inscrivant dans une école organisant un 1er degré différencié. Ce premier degré permettait un encadrement renforcé, mais il n’était pas accessible dans toutes les écoles. Ce degré différencié est désormais supprimé au bénéfice de deux heures d’accompagnement personnalisé  pour tous les élèves – titulaires du CEB ou non – incluses directement dans le cadre des cours en 1ère secondaire. Durant ces heures, un second enseignant peut co-animer la classe pour aider les élèves en difficulté (remédiation) ou stimuler ceux qui avancent plus vite (approfondissement).

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Deux heures en plus pour les profs du secondaire supérieur

C’est l’une des mesures les plus contestées du décret programme approuvé en juin dernier : les enseignants du secondaire supérieur voient leur charge horaire “face classe” passer de 20 à 22 périodes hebdomadaires, sans compensation salariale.

Dans les écoles, de nombreux enseignants sont encore dans l’incertitude quant à leur charge de cours.

Face aux contestations, le gouvernement a complété sa réforme par un gel temporaire des réaffectations jusqu’à la fin de l’année afin de protéger les enseignants temporaires. Si un enseignant temporaire voit sa charge diminuer à la rentrée, son établissement peut demander des périodes complémentaires. L’enseignant preste alors ces heures manquantes via des tâches pédagogiques ou de soutien au sein de l’école.

La “gratuité scolaire” étendue en primaire, mais sans davantage de budget

Appliquée jusqu’à présent jusqu’en 3e primaire, la distribution gratuite des fournitures scolaires de base par les écoles sera étendue jusqu’à la 5e primaire lors de cette rentrée (et à la 6e primaire l’année prochaine). Le gouvernement a toutefois décidé de supprimer l’enveloppe budgétaire qui était spécifiquement dédiée aux écoles pour financer cette distribution. Celles-ci devront en conséquence la financer sur leur dotation globale de fonctionnement (qui ne sera pas augmentée à due concurrence).

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La même logique prévaut pour les repas gratuits qui étaient jusqu’ici distribués dans les écoles à public défavorisé. Les établissements qui le souhaitent pourront maintenir ces repas gratuits, mais avec moins de moyens pour ce faire.

Les économies réalisées sur ces politiques de gratuité seront réinjectées dans le renforcement des dispositifs d’accompagnement pédagogique des élèves, selon le gouvernement.

Congés scolaires

Malgré les débats et la volonté de la ministre de rapprocher le calendrier francophone de celui néerlandophone, le calendrier des congés scolaires en Fédération Wallonie-Bruxelles maintient pour l’instant l’alternance de 6 à 8 semaines de cours et 2 semaines de vacances.

Ainsi, pour l’année scolaire 2026-2027, aucune semaine de congé ne sera commune aux trois Communautés, à l’exception des vacances de Noël. Ce sera également le cas pour les années 2028-2029, 31-32 et 34-35.

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V.d.T. avec Belga – Photo : Belga