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Près de 75.000 Belges ont changé de Région en 2025, l’exode depuis Bruxelles persiste

Un total de 74.882 Belges ont déménagé vers une autre Région du pays en 2025. C’est une baisse de 1% par rapport à l’année record 2024 (75.658), mais bien supérieur aux chiffres de 2011 (56.824). La Flandre reste la principale destination tandis que l’exode depuis la Région bruxelloise reste important, ressort-il jeudi des chiffres du SPF Économie analysés par la fédération immobilière flamande CIB.

Ces chiffres montrent que les déménagements entre les régions sont très élevés depuis plusieurs années. Depuis 2022, ce chiffre dépasse constamment les 70 000. L’exode depuis Bruxelles reste persistant et important. Ainsi, 37.000 habitants ont quitté la capitale l’an dernier pour s’installer en Flandre ou en Wallonie. Seules 19.000 personnes ont fait le chemin inverse, ce qui représente un solde migratoire négatif de 18.000 habitants.

Bruxelles reste une ville attractive pour étudier, travailler et construire une carrière. Mais dès que les personnes fondent une famille ou recherchent un logement plus spacieux, nombreux sont ceux qui se tournent vers les régions voisines. Ce phénomène se confirme depuis des années et ne cesse de s’accentuer”, explique Kristophe Thijs, directeur de la communication du CIB.

La Flandre reste la région la plus attractive. Plus de 23.000 habitants de la Région bruxelloise s’y installent chaque année depuis des années, et l’afflux de personnes venues de Wallonie est également en hausse, avec, pour la première fois, plus de 10.000 personnes en provenance du sud du pays. Inversement, le nombre de départs de Flandre vers la Wallonie a lui aussi atteint un niveau record (8.771).

Selon CIB, le télétravail, en plus du coût de la vie et de la taille des logements, joue un rôle important. “Le télétravail a rebattu les cartes. Les trajets domicile-travail pèsent moins lourd qu’il y a quelques années. De ce fait, les gens choisissent de plus en plus un logement mieux adapté à leur situation et à leur budget, même s’il se situe dans une autre région. Cela explique pourquoi la mobilité interrégionale ne cesse de croître d’année en année“, explique M. Thijs.

Belga