Deux records de température en passe d’être battus, Bruxelles en alerte orange à la chaleur dès mercredi
Un avertissement orange entrera en vigueur mercredi pour Bruxelles et le reste de la Belgique, à l’exception du littoral, et sera maintenu jusqu’à vendredi au minimum. La vague de chaleur actuelle en passe de battre deux records de température
Mercredi, les maxima atteindront les 37°C dans le centre du pays, selon les prévisions de l’IRM. Les températures resteront également exceptionnellement élevées tout le reste de la semaine, avec des maxima qui pourraient atteindre les 36°C.
Des orages de chaleur pourraient en outre éclater en fin de semaine sur l’ensemble du territoire.
En cas d’alerte orange, il est recommandé de boire régulièrement, de se vêtir légèrement, de passer ses journées dans des endroits frais, de se conformer aux règles habituelles de santé, de fractionner les portions alimentaires et d’éviter la chaleur extérieure en fermant portes et fenêtres, rappelle l’IRM.
Une phase d’avertissement du plan “forte chaleur et pic d’ozone” a par ailleurs été annoncée le 15 juin dernier par la Cellule interrégionale de l’environnement (Celine) et est toujours en vigueur à l’heure actuelle. Mardi, malgré des concentrations d’ozone importantes, aucun dépassement du seuil européen d’information (180 µg/m³) n’est attendu. Mercredi, le risque de dépassement sera en revanche plus marqué par endroits dans le pays.
La vague de chaleur qui touche actuellement la Belgique est en passe de battre deux records de température, ressort-il lundi de chiffres émanant de l’Institut royal météorologique (IRM). Non seulement le record de température pour un mois de juin pourrait être battu jeudi, mais les températures minimales pour ce mois n’ont également jamais été aussi élevées.
36,8°C en 1947
Depuis le mercredi 17 juin, la Belgique connaît une vague de chaleur exceptionnellement précoce. Seules les vagues de chaleur de 1922, 1947, 1998, 2006 et 2023 ont débuté plus tôt que cette année, selon les mesures de température enregistrées à Uccle et qui servent de référence depuis le début des relevés météorologiques. Depuis le début des relevés, 51 vagues de chaleur ont été enregistrées dans le pays, dont seulement seize ont commencé avant le 1er juillet. Cependant, le record historique reste celui de la vague de chaleur survenue du 22 juin au 8 juillet 1976, avec quinze jours consécutifs au cours desquels la température avait dépassé les 30 degrés Celsius, ressort-il des données de l’IRM. Seule la canicule de 2019 avait été plus intense, mais elle avait duré beaucoup moins longtemps.
Cette année, il est dès lors possible que le record de température diurne pour un mois de juin soit battu à Uccle: si la température prévue de 37 degrés Celsius est atteinte jeudi, le record de 36,8 degrés Celsius enregistré le 27 juin 1947 sera en effet dépassé.
Minima record
Par ailleurs, les records de températures minimales pourraient également être battus. À ce jour, la température minimale moyenne pour juin 2026 à Uccle s’élève déjà à 12,8 degrés Celsius, supérieure à la normale climatologique de 12,0 degrés Celsius. Le record actuel date de 2023 et s’établit à 14,5 degrés Celsius.
Et les températures nocturnes élevées des prochains jours feront encore grimper la moyenne. Une nuit chaude est définie comme une nuit où la température minimale ne descend pas en dessous de 15 degrés Celsius. Depuis le mardi 16 juin, sept nuits chaudes ont déjà été enregistrées à Uccle et, selon les prévisions actuelles, la température minimale restera au-dessus de ce seuil jusqu’à la fin du mois.
“L’impact de la vague de chaleur sur les populations et l’environnement est d’autant plus important que la nuit n’apporte pratiquement aucun rafraîchissement“, pointe l’Institut royal météorologique. “Bien que ces records soient remarquables d’un point de vue météorologique, ils ne constituent pas une bonne nouvelle. Les vagues de chaleur précoces et intenses accentuent la pression sur la santé publique, les ressources en eau et l’environnement, et augmentent le risque de sécheresse et de stress thermique. De plus, le fait qu’une vague de chaleur de cette ampleur survienne dès le mois de juin s’inscrit dans la tendance à la multiplication et à l’intensification des pics de chaleur observés en Belgique ces dernières décennies“, note encore l’IRM.
Avec Belga