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L’humeur de Vanessa Lhuillier – Il n’y a pas que le ballon qui est frappé durant la Coupe du monde

Hier soir les Congolais ont surpris tout le monde en empochant un nul contre le Portugal. L’Angleterre a gagné contre la Croatie après un match à suspens. Les Diables rouges, après leur 1-1 contre l’Égypte, doivent revoir leur jeu d’ici dimanche, où ils affronteront l’Iran. Aujourd’hui, toutes les équipes ont joué leur premier match. Vous l’aurez compris, la Coupe du monde bat son plein. Et quand je dis « bat », je ne choisis pas le terme au hasard.

Des chercheurs de l’université de Lancaster en Angleterre démontrent que lorsque l’équipe anglaise perd sa rencontre, on enregistre une augmentation de 38% des faits de violences domestiques. Alors qu’en cas de victoire, on n’aurait qu’une hausse de 26%. L’Angleterre a donc pris comme slogan, « Si l’Angleterre est battue, elle le sera aussi ». Évidemment ! Quoi de plus logique que de battre sa femme lorsque son équipe joue. Parce qu’au final, qu’elle perde ou qu’elle gagne, la partenaire sera tout de même rouée de coups et elle ne jouera pas la comédie lorsqu’elle se roulera par terre. Alors cette étude, elle date de 2014 et elle est à prendre avec des pincettes car elle ne prend en compte que l’Angleterre. Tout le monde s’accorde à dire qu’il faudrait réaliser le même travail scientifique dans d’autres pays, mais personne ne le fait. Les hommes doivent savoir pourquoi. Ça n’intéresse personne au final de savoir que madame se fait tacler sauvagement et que monsieur ne joue clairement pas le ballon.

Alors parmi les explications avancées, on retrouve en tête la consommation d’alcool, l’excitation de la rencontre et bien sûr le renforcement de la masculinité. Donc pour montrer qu’ils sont des mecs, des vrais, il faut regarder du foot, hurler des insultes racistes, le tout en buvant des pintes pour au final sauter dans les bras de son pote lors d’un but et en rentrant à la maison, taper sur sa femme. L’histoire ne dit pas si les mecs, les vrais, pas des tafiolles, comparent leurs exploits le lendemain au bureau.

Par contre, ce qui est certain, c’est que les femmes, elles, elles vont cacher par des vêtements ou du maquillage les traces laissées sur leur corps. Elles ne vont pas en parler entre elles, ni même à la police. Ou pire, elles ne pourront peut-être même plus jamais parler du tout. Alors je le disais, cette étude est un peu ancienne et a été réalisée en Angleterre. On peut espérer que cela ne soit pas le cas chez nous, en Belgique. Mais malheureusement, j’ai comme un doute.

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