Bernard Quintin : “La Flandre doit consentir des investissements à Brussels Airport”
Le problème des files à rallonge à l’aéroport de Zaventem ne peut se résumer au manque d’effectifs au sein de la police fédérale. Il est multifactoriel et “chacun doit faire sa part”, a défendu lundi le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin (MR) dans les colonnes de La Libre Belgique. La Flandre, devenue actionnaire principal de l’aéroport national, doit ainsi consentir des investissements dans ces infrastructures vieillissantes.
Le ministre reconnaît un déficit structurel au niveau du personnel de la police aéronautique. À ce propos, il précise que 10 agents sont entrés en fonction depuis son arrivée au ministère de l’Intérieur et que 60 autres sont en formation.
Toutefois, le manque de policiers des frontières n’explique pas tout, relève le libéral francophone. Les portes automatiques (e-gates), destinées aux ressortissants de l’espace Schengen, ne sont pas toujours opérationnelles et l’aéroport lui-même présente le désavantage d’être “assez vieux”, note le ministre. En outre, “quand on augmente son activité économique, il faut aussi faire les investissements nécessaires pour assurer la qualité du service”.
À ce titre, le ministre lance un appel à la Flandre, actionnaire principale de Brussels Airport depuis décembre. “Les bénéfices de l’aéroport ne doivent pas à être remis uniquement en dividendes”, pointe le ministre, alors que Brussels Airport a annoncé il y a 10 jours verser ses premiers dividendes en sept ans. La Région flamande doit également “songer à investir” dans l’aéroport de Zaventem, a conclu Bernard Quintin, appelant toutes les parties à “travailler ensemble” pour résorber les files.
Belga