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Quatre travailleurs du secteur des soins sur dix confrontés à de l’agressivité en 2025

Vaccin Covid-19 Vaccination Coronavirus - Hôpital Militaire Neder-Over-Heembeek - Belga Eric Lalmand

En 2025, quatre travailleurs du secteur des soins sur dix (38%) ont été confrontés, au moins occasionnellement, à des actes d’agression de la part de patients ou de visiteurs. C’est ce qu’il ressort des résultats d’une enquête menée par l’IDEWE, le service externe pour la prévention et la protection au travail et publiée mardi à l’occasion de la journée internationale du personnel infirmier.

Les agressions se manifestent sous différentes formes, notamment l’agressivité verbale, les menaces et les incidents physiques. La violence interne entre collègues reste également un problème avec environ 7,5% des répondants qui y ont été confrontés.

L’agression affecte le bien-être psychosocial des collaborateurs, selon l’étude. “Ils se sentent moins en sécurité, moins impliqués et prennent davantage de distance par rapport à leur travail”, explique Sofie Vandenbroeck, Responsable Knowledge, Information & Research chez IDEWE. “À plus long terme, cela augmente aussi le risque d’absentéisme, ce qui accentue encore la pression sur les collègues restants. IDEWE souligne donc l’importance de la prévention, notamment dans un marché du travail des soins particulièrement tendu.”

Une agression peut se manifester sous différentes formes, qu’il s’agisse de violence externe ou interne, souligne l’étude. En ce qui concerne les violences externes, 32% des professionnels de la santé sont confrontés, au moins occasionnellement, à des agressions verbales, suivies par des menaces de violence physique (26%) et des agressions physiques, telles que des coups ou des bousculades (17%).

On retrouve la même tendance en matière de violences internes, avec 5% des personnes interrogées faisant état d’agressions verbales, 3% de menaces et 2% d’incidents physiques, poursuit l’étude.

“Dans les services hospitaliers généraux en particulier, les soignants sont souvent confrontés à des personnes vivant une situation stressante et incertaine”, poursuit Sofie Vandenbroeck. “A cela s’ajoutent parfois des délais d’attente longs et flous, que les patients peuvent interpréter comme si personne ne s’occupait d’eux. Il s’agit d’une combinaison explosive de facteurs.”

Dans d’autres contextes – tels que les maisons de repos et de soins, les établissements psychiatriques ou les structures d’accueil pour jeunes – le personnel est confronté à une agressivité liée à un tableau clinique sous-jacent, dont le comportement agressif est un symptôme.

Belga

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