Réforme du chômage : les CPAS demandent des mesures de soutien temporaires face à l’afflux de dossiers
Les trois fédérations de CPAS du pays – la VVSG, la Fédération des CPAS de Wallonie et Brulocalis – ont demandé mercredi à la ministre fédérale de l’Intégration sociale Anneleen Van Bossuyt (N-VA) des mesures de soutien temporaires face à l’afflux de dossiers provoqué par la limitation dans le temps des allocations de chômage.
La pression sur les CPAS est “considérable”, alertent les fédérations dans un communiqué commun. L’augmentation du nombre de dossiers de revenu d’intégration, combinée à de nouvelles règles de calcul et à l’absence de simplification administrative, met en péril leur capacité à garantir le service.
Les fédérations réclament un moratoire d’au moins six mois sur toute nouvelle réforme touchant les CPAS, la mise en place d’un système de crise temporaire pour éviter l’ouverture de dossiers d’avances, ainsi que la liberté pour les CPAS de décider si une visite à domicile est nécessaire dans le cadre de l’enquête sociale pour les chômeurs exclus. Elles demandent aussi un allongement du délai pour réaliser les projets individualisés d’intégration sociale (PIIS), de trois à neuf mois, et un financement pour adapter les logiciels sociaux.
Sur le plan financier, les fédérations plaident pour un élargissement de la compensation du revenu d’intégration à 100% et une augmentation des frais de personnel, y compris pour les personnes en fin d’allocations d’insertion et celles qui introduisent leur demande tardivement.
Elles réclament également un système de monitoring commun avec le gouvernement fédéral. Ce monitoring doit indiquer “de manière correcte et transparente” quelles charges supplémentaires sont reportées sur les CPAS et les pouvoirs locaux.
Sans ces mesures, les CPAS ne seront plus en mesure de garantir l’octroi des aides dans les conditions prévues par la loi, avertissent les trois fédérations. “Il y a urgence absolue pour tous les CPAS du pays”.
Belga