Les Cliniques Saint-Luc alertent face aux risques du syndrome hémolytique et urémique
Avec le retour des beaux jours, les Cliniques universitaires Saint-Luc alertent face aux risques du syndrome hémolytique et urémique (SHU), en particulier chez les enfants.
La consommation de viande insuffisamment cuite lors d’un barbecue, ou l’ingestion d’eau contaminée lors d’une baignade, peuvent notamment se trouver à l’origine d’une telle infection, souligne l’hôpital universitaire dans un communiqué publié jeudi.
Le SHU concerne principalement les enfants de moins de 10 ans, avec un risque plus élevé pour les moins de 5 ans. Il s’agit d’une infection provoquée par certaines souches de la bactérie E.coli, présente dans l’intestin des bovins et capables de libérer des toxines. La transmission s’effectue par l’ingestion de produits contaminés. Parmi eux, des viandes insuffisamment cuites, tels que des hamburgers ou de l’américain préparé, des produits laitiers ou du jus de pomme non pasteurisés, ou encore de l’eau impure.
Si l’incidence du SHU reste faible (moins de 1 cas par 100.000 habitants), ses séquelles peuvent être particulièrement graves. En quelques jours, les toxines provoquent la destruction des globules rouges, la consommation des plaquettes sanguines et pour les cas les plus sévères, mènent à une insuffisance rénale terminale. Des atteintes au cerveau et au cœur sont également possibles. Des diarrhées sévères, souvent sanglantes, constituent les premiers signes cliniques de l’infection.
A l’approche de l’été, les Cliniques universitaires recommandent d’éviter au maximum la consommation de produits non-pasteurisés et de privilégier les viandes bien cuites pour les enfants de moins de 10 ans. Elles rappellent en outre l’importance de consulter rapidement un médecin en cas de diarrhées graves.
Les Cliniques Saint-Luc participent par ailleurs en ce moment à une étude internationale pour tester un traitement capable de neutraliser la toxine avant qu’elle ne pénètre dans les cellules.
Belga