Commission spéciale métro 3 : les riverains du Palais du Midi ne se sentent pas suffisamment écoutés
Les représentants des commerçants, des habitants et des clubs sportifs du quartier du Palais du Midi ont pu largement expliquer, jeudi matin, les effets pour eux de l’enlisement du chantier du métro nord sud, actuellement à l’arrêt sous l’édifice, en raison notamment d’obstacles géotechniques.
La gestion du projet, critiquée par la Cour des comptes, a donné lieu à une commission parlementaire spéciale qui en était jeudi à sa dix-septième séance. La démolition du palais est projetée, hormis les murs de façade.
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Selon Ismael Saouti et Brahim Tabich, respectivement président et trésorier de l’asbl Palais du Midi Business Center, on comptait initialement 32 commerçants dans le Palais et quelque 300 dans le quartier. Il n’en reste désormais que 178. Certains établissements ont perdu jusqu’à 80% de leur chiffre d’affaires.
Pour eux, l’impact du chantier est bien plus lourd que prévu et les mesures d’accompagnement sont dès lors insuffisantes et inadaptées à la réalité de terrain. À leurs yeux, les difficultés vécues tiennent, au-delà des aspects techniques, à une instabilité de décision, à une absence de calendrier clair et à l’absence d’information en amont aux commerçants. Ceux-ci ont été entendus, mais insuffisamment écoutés, ont-ils dit en substance.
Outre le président d’une asbl de gestion, Nour Eddine Layachi, celui de l’asbl Promo Jeunes, Chico Kebsi, une figure active dans l’insertion des jeunes par le sport depuis la fin des années ’80, a souligné que les vingt travailleurs de cette association n’avaient “plus de bâtiment” pour travailler. “L’asbl est née en 1989 sur base d’un refus d’accès des jeunes aux bâtiments publics (ndlr: pour pratiquer le sport). Trente-sept ans après, nous sommes confrontés à nouveau à un refus d’accès“, a-t-il déploré, non sans pointer que quelque 10.000 m2 de la ligne existante de prémétro étaient inutilisés.
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Comme d’autres témoins du jour tels qu’Olivier Deroy, administrateur du Royal IV Brussels, un des clubs de sports qui occupaient jusqu’ici le Palais du Midi, Alain Blond, représentant du comité de quartier Stalingrad-Lemonnier, n’a pas été tendre avec la STIB, à qui il a reproché de se comporter “comme un État dans l’État“.
Belga