Une centaine de manifestants dénoncent l’embargo cubain devant l’ambassade américaine
Environ cent manifestants se sont rassemblés samedi midi devant l’ambassade des États-Unis à Bruxelles pour demander la levée de l’embargo américain sur Cuba.
Les manifestants ont dirigé leur colère spécifiquement contre l’administration Trump, en grande partie responsable, selon eux, de la situation actuelle à Cuba.
Cuba fait face depuis des années à une crise économique et énergétique, exacerbée par la suspension en janvier de l’approvisionnement en brut en provenance du Venezuela après la capture de son président, Nicolas Maduro, par les États-Unis et par la menace américaine de sanctionner tout pays livrant du pétrole à La Havane.
Le durcissement de l’embargo américain en vigueur depuis 1962 se traduit dans l’île de 9,6 millions d’habitants par une forte inflation, des coupures de courant longues et récurrentes ainsi que par une pénurie persistante de denrées alimentaires et de médicaments.
Selon les manifestants, la situation n’arrange pas les relations internationales de Cuba avec le reste du monde. “Si ces décrets n’existaient pas, Cuba pourrait mener des négociations avec d’autres pays. Plein de pays sont dissuadés de négocier avec Cuba à cause des lois imposées par les États-Unis”.
La solution réside dans l’auto-détermination du peuple cubain selon les manifestants. “Premièrement il faut lever l’embargo économique des États-Unis”, a-t-elle rappelé. “Il faut également laisser le peuple décider par lui-même ce qu’il veut”, a conclu Aymara Polanco Palacio.
Cette action s’inscrit dans une journée de mobilisation internationale de solidarité avec Cuba. Des rassemblements en Espagne, en Allemagne, en Italie et en France sont également prévus samedi.
Belga