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Avello pas favorable à une obligation du port du casque pour les vélos : “Cela déplace la charge de la faute sur la victime”

Le port du casque pourrait bientôt devenir obligatoire pour certains usagers de trottinettes et vélos électriques en Belgique. Selon nos confrères de La Libre, le ministre fédéral de la Mobilité Jean-Luc Crucke prépare un arrêté royal en ce sens.

Objectif : améliorer la sécurité face à la hausse des accidents. En 2025, 13 personnes ont perdu la vie dans des accidents de trottinette en Belgique, contre 4 l’année précédente, d’après l’Institut Vias. Les blessures sont également en forte augmentation. Concrètement, le casque deviendrait obligatoire pour les engins motorisés dépassant les 20 km/h, ce qui concerne notamment certaines trottinettes et vélos électriques. Dans les services d’urgence bruxellois, les médecins constatent une majorité de traumatismes crâniens, souvent liés à l’absence de casque.

Laurence Lewalle n’est pas pour une obligation

Laurence Lewalle, directrice de Avello, l’ASBL qui défend les intérêts des cyclistes en Wallonie et à Bruxelles, est nuancée à propos de cette information. “On n’est pas pour le port du casque obligatoire, même si cela ne signifie pas que l’on est contre le casque”, commence-t-elle. “Cette obligation ne fait pas ses preuves en termes d’accident dans les autres pays. Cela déplace la charge de la faute sur la victime, alors que ce sont les infrastructures qui doivent être remis en cause.”

Si cela ne modifie pas le nombre d’accidents, un casque obligatoire peut-il tout de même atténuer la gravité des accidents ? “Oui, c’est pour cela que l’on doit laisser le choix aux utilisateurs d’en porter ou non.” Pourquoi être contre une obligation, dès lors ? “Parce qu’on remarque qu’en cas d’obligation, les personnes ne se mettent pas au vélo”, assure-t-elle. “Il faut une transition vers des modes de transport plus doux. Il faut encourager le vélo, mais sans obligation pour les utilisateurs”, estime la directrice de l’ancien GRACQ.

Les trottinettes et vélos partagés pourraient toutefois échapper à cette obligation, à condition d’être limités à 20 km/h. Le gouvernement veut ainsi éviter de fragiliser ce secteur, tout en imposant de nouvelles règles aux opérateurs (meilleure signalisation, limitation automatique de vitesse, sensibilisation des usagers). Pour la directrice d’Avello, le problème de base est ailleurs. “Aujourd’hui, on peut acheter sur internet des véhicules débridés qui peuvent atteindre les 40 km/h. On doit lutter contre cela et en Belgique, on n’est pas à niveau.”

Le texte doit encore être soumis aux Régions et au Conseil d’État. Une entrée en vigueur est envisagée pour septembre prochain.

Rédaction

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