Une pétition pour la réouverture du pont Fraiteur dans les deux sens :”Ça un impact considérable sur les habitants et commerçants”
À la demande de la STIB, la circulation automobile y a été limitée à sens unique afin de faire gagner quelques minutes aux bus 71 et 95. Désormais, seuls les piétons, les cyclistes, les transports publics, les taxis et les véhicules d’urgence peuvent encore emprunter le pont dans les deux sens. Les voitures, elles, ne peuvent le traverser que dans une seule direction: d’Ixelles vers Auderghem.
“Aujourd’hui, cette décision peut multiplier le temps de trajet par trois pour certaines personnes. Pour ceux qui vont à l’hôpital de Delta par exemple, cela peut prendre deux minutes à l’aller, mais vingt minutes au retour“, dénonce l’échevin ixellois. “Sans oublier les commerçants. Plusieurs d’entre eux ont affirmé avoir perdu jusqu’à 30 % de leur chiffre d’affaires à cause des problèmes de mobilité”, ajoute-t-il. Des chiffres qui n’ont toutefois été confirmés par aucune étude.
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Dans sa pétition, le président des commerçants du Châtelain insiste aussi sur des “répercussions environnementales” et concrètes de la mesure. Il cite “la hausse de la consommation de carburant et la pollution atmosphérique associée“, qu’il lie “aux détours obligatoires causés par la configuration actuelle du pont Fraiteur”.
Une affaire régionale
Le problème, c’est que cette décision n’appartient pas à la commune, puisque le pont Fraiteur se situe sur une voirie régionale. L’échevin ixellois assure avoir contacté à plusieurs reprises la ministre bruxelloise de la Mobilité, Elke Van den Brandt. “Nous l’avons relancé plusieurs fois sur le sujet. Elle nous disait qu’elle était en affaires courantes puisqu’il n’y avait pas de gouvernement régional”, affirme-t-il. “Mais maintenant que le gouvernement est formé, il n’y a toujours rien. J’ai un peu l’impression qu’on nous mène en bateau.”
Une affirmation réfutée par le cabinet de la ministre Elke Van den Brandt : “Cela fait plus d’un an que nous n’avons plus reçu de demande de la commune d’Ixelles sur ce sujet“, déclare le porte-parole de la ministre.
Quant à l’impact de cette mesure sur les commerçants, le cabinet ministériel préfère ne pas s’avancer, mais rappelle “qu’aucune étude ne démontre l’impact de la situation actuelle sur les commerçants, même si cela peut parfois avoir un effet. La plupart des études montrent d’ailleurs que la majorité des clients qui fréquentent les commerces des grandes villes ne viennent pas en voiture“.