Ecolo s’apprête à valider un nouveau duo de coprésidents
Les militants d’Ecolo qui souhaitent s’exprimer sur la future présidence du parti se rassemblent dimanche à Louvain-la-Neuve. Peu après midi, on saura si les uniques candidats, Marie-Colline Leroy et Gilles Vanden Burre, sont validés par les membres et deviendront les nouveaux coprésidents du parti écologiste.
Ecolo espère, à l’occasion de cette élection, retrouver du souffle et un élan positif après une période chaotique et dans un contexte qui n’apparait pas favorable aux préoccupations environnementales. Aux élections de juin 2024, Ecolo faisait partie des perdants. Avec trois sièges seulement à la Chambre, 10 de moins que 5 ans plus tôt, c’était même la dégringolade. Si Rajae Maouane est bien élue à Bruxelles, son co-président Jean-Marc Nollet ne parvient quant à lui pas à garder son siège de député (en circonscription du Hainaut). Dès le lendemain des élections, le duo annonce quitter la présidence. “Nous n’avons pas pu convaincre”, reconnait un Jean-Marc Nollet lucide, qui regrette globalement une “dégradation” du débat public, au détriment de ceux qui portent un discours “complexe”.
Dès l’été 2024, Marie Lecocq et Samuel Cogolati reprennent le flambeau. Ce duo est alors préféré par les militants à celui formé par Gilles Vanden Burre et Marie-Colline Leroy, déjà candidat à l’époque. Mais le mandat des coprésidents sera marqué, après un peu plus d’un an, par des tensions entre les deux personnalités et une divergence tenace dans leur vision de la manière de replacer l’écologie populaire au centre du jeu. En novembre, ils jettent l’éponge. Depuis, c’est un quintet de chefs de groupe qui assume une présidence collégiale du parti, de manière temporaire.
Marie-Colline Leroy et Gilles Vanden Burre forment un duo d’expérience: l’une a été secrétaire d’Etat dans le gouvernement De Croo, l’autre a été député fédéral pendant près de 10 ans et chef de groupe sous la législature précédente. Ils souhaitent un projet “qui rassemble en interne”, ont-ils déjà exposé, tout en osant la “riposte” sur le plan externe, sans éviter la “bataille culturelle”.