Elisabeth Degryse et sa cheffe de cabinet accusées de harcèlement : la ministre-présidente regrette un procès mené médiatiquement
La ministre-présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Elisabeth Degryse, déplore qu’une ancienne collaboratrice de son cabinet choisisse également la voie médiatique pour dénoncer son licenciement. Des témoignages recueillis par Le Soir pointent une politique de ressources humaines assez rude au sein de la cellule culture du cabinet de la ministre-présidente.
Une des anciennes collaboratrices a porté plainte devant le tribunal du travail francophone de Bruxelles pour “manquement aux règles de prévention et de protection des travailleurs”, “harcèlement et mesures de représailles”, “rupture abusive”, “atteinte à l’honneur et à la réputation”.
Dans une réaction envoyée samedi matin, Elisabeth Degryse confirme s’être séparée, en septembre dernier, d’une cheffe de cabinet adjointe pour rupture de confiance. “C’est parfaitement son droit de contester cette fin de collaboration devant le tribunal du travail”, reconnaît Mme Degryse dans un communiqué. Elle déplore cependant que cette ancienne collaboratrice “tente désormais de mener un procès médiatiquement”.
La ministre-présidente ne fait pas d’autre commentaire sur le procès à venir, probablement à l’automne prochain, selon Le Soir. Elle affirme ne pas être particulièrement touchée par cette tentative d’atteinte à son honneur et à sa réputation. Elle regrette par contre “que l’on instrumentalise une question de bien-être au travail pour ternir la réputation d’une équipe qui, au jour le jour, veille au développement de la culture”.
Elle profite de la mise en cause de la politique de management au sein d’une de ses équipes pour saluer le travail de l’ensemble du cabinet ministériel. “Je peux confirmer que le travail politique est un travail exigeant, et il est exact que les collaborateurs des cabinets politiques sont soumis à des charges de travail significatives. Je leur exprime toute ma reconnaissance pour le travail incroyable accompli au bénéfice des citoyens, dans le secteur de la culture et dans tant d’autres.”
À l’égard de sa cheffe de cabinet, également ciblée dans l’article du Soir, elle renouvelle sa confiance totale et déplore que “ce travail d’équipe soit terni de façon gratuite” par cette sortie médiatique.
Belga