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“La Région a besoin d’un gouvernement, mais pas sur le dos des Bruxellois” : espoir prudent des syndicats face au conclave de Georges-Louis Bouchez

L’ouverture d’un conclave mené par Georges-Louis Bouchez (MR) pour former un gouvernement bruxellois est saluée comme nécessaire par la FGTB et la CSC Bruxelles. Mais les deux syndicats mettent en garde : si l’équilibre budgétaire de 2029 se traduit par des reculs sociaux, ils s’y opposeront fermement. Ils étaient les invités de Bonjour Bruxelles.

L’annonce d’un conclave de négociation autour de Georges-Louis Bouchez (MR) pour débloquer la formation du gouvernement bruxellois suscite une réaction ambivalente du côté des syndicats. Pour Florence Lepoivre, secrétaire générale de la FGTB Bruxelles, c’est “une bonne nouvelle” dans la mesure où la Région a urgemment besoin d’un exécutif. Mais elle prévient : tout dépendra du contenu précis de l’accord de gouvernement, en particulier sur le plan budgétaire.

Même prudence à la CSC Bruxelles. Son secrétaire fédéral, Philippe Vansnick, reconnaît qu’un gouvernement est nécessaire, mais s’interroge : “Se réjouir d’un conclave, oui… mais pour faire quoi ?”. Il rappelle que de nombreux travailleurs et allocataires sociaux sont déjà en grande difficulté et redoute que Bruxelles ne reproduise “la politique violente du fédéral”.

Au cœur des inquiétudes syndicales : l’objectif d’un retour à l’équilibre budgétaire en 2029. Pour Florence Lepoivre, cet équilibre ne peut pas se faire “en cassant les Bruxellois”. Les syndicats craignent notamment des coupes drastiques dans les moyens accordés aux communes, ainsi que des reculs en matière de droits sociaux.

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Les deux responsables syndicaux rappellent également que l’électorat bruxellois a voté majoritairement à gauche et que cela doit peser dans les négociations. Selon Florence Lepoivre, il n’y a aucune obligation d’accepter un cadre budgétaire rigide : des recettes nouvelles, via de nouveaux impôts, doivent aussi être envisagées plutôt que des économies sociales.

Philippe Vansnick se montre critique envers les principaux négociateurs libéraux, (Georges-Louis Bouchez, Dirk De Smedt, Frédéric De Gucht) qu’il juge “aveuglés par le budget” et trop éloignés des réalités de terrain. Il appelle les partis de gauche à rester vigilants, d’autant plus après le débat parlementaire de jeudi soir sur le contrôle des chômeurs, qui a renforcé les craintes syndicales.

En conclusion, FGTB et CSC Bruxelles partagent le même message : oui à un gouvernement bruxellois rapide, mais pas à n’importe quel prix. Bruxelles doit mener une politique qui protège les travailleurs et soutient les allocataires sociaux, et non devenir “une Arizona bis”.

■ Interview de Florence Lepoivre, secrétaire générale FGTB et Philippe Vansnick, secrétaire fédéral CSC Bruxelles au micro de Fabrice Grosfilley 

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