Aller au contenu principal
BX1

Formation bruxelloise : une accélération inattendue ?

Georges-Louis Bouchez, dans sa communication, insiste bien sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle mission de médiation ou d’information mais d’une invitation à entrer en conclave.

Un conclave, cela veut dire un processus au finish, une fois qu’on y est entré on n’en ressort que quand on a une solution. Le président du Mouvement Réformateur invite donc sept partis autour de la table. Outre le MR, PS et Les Engagés coté francophone. Côté néerlandophone, Groen, Vooruit, Anders (l’ancien Open VLD) et Le CD&V.

Le président du MR fixe aussi un cap budgétaire – l’équilibre budgétaire à l’horizon 2029 – c’est donc un effort plus intense que ce qui était dans la note d’Yvan Verougstraete, le président des Engagés. Assorti de réformes institutionnelles qualifiées d’indispensables, et de mesures sur la propreté et la sécurité. À ce stade, ce n’est qu’une invitation. Les Engagés et le CD&V ont déjà répondu oui. Les autres partis se prononceront formellement lors de leur bureaux de parti ce matin, mais on ne voit personne répondre par la négative.

Des chances d’enfin réussir ?

On doit rester prudent, mais Georges-Louis Bouchez a effectivement plusieurs cartes en main. D’abord cette formule à sept partis dispose d’une double majorité, francophone et néerlandophone. Et Sammy Mahdi, pour le CD&V, a cette fois clairement donné son accord. Du côté de l’Open VLD, Anders, le ministre du budget Dirk De Smedt et son président de parti Frédéric De Gucht ont toujours dit qu’un retour à l’équilibre budgétaire était pour eux un objectif prioritaire.

Enfin, il y a un vrai sentiment d’urgence pour le monde politique. Il reste en effet quelques jours, maximum deux semaines, pour se mettre d’accord sur un budget si on veut pouvoir le voter avant la fin du mois du mars. Si on n’y arrive pas, il faut prolonger le système des 12e provisoires. Cela veut dire creuser encore plus le déficit. Contraindre des associations à licencier davantage. Et on ne peut pas exclure que des organisme comme Vivaqua par exemple, qui attend que le gouvernement se prononce sur des demandes d’emprunt ne se retrouvent en grande difficulté.

Lire aussi | Effondrements de chaussée : plus de 200 kilomètres d’égouts nécessitent une intervention urgente de Vivaqua

Des raisons de rester prudent ?

Depuis 610 jours on a souvent annoncé que les négociations pouvaient aboutir et on a à chaque fois été déçu. On peut pointer deux écueils.

La capacité de Georges-Louis Bouchez à créer de la confiance et du liant avec ses partenaires. C’est d’autant plus important qu’il est formateur, mais qu’il ne sera pas ministre-président, et qu’il ne pourra donc pas être garant d’un accord dans le futur.

Le deuxième écueil c’est la trajectoire budgétaire. L’équilibre en 2029, cela veut dire faire beaucoup d’effort en dépenses et en recettes. Donc des économies qui ne seront pas sans conséquences et des impôts nouveaux.

Tout le monde va devoir faire des concessions. Et on entend déjà les syndicats et une partie du monde associatif, mettre la pression sur les partis de gauche. L’équilibre budgétaire ne peut pas se traduire par une politique d’austérité budgétaire, disent-ils. Le chemin pour que tout le monde fasse des concessions et que personne ne perde la face reste particulièrement étroit.

Notre dossier sur la formation bruxelloise

■ Explications de Fabrice Grofilley dans le 8h 

BX1
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.

Plus d'informations sur nos mentions légales