Les syndicats de la Stib s’accordent avec la direction sur les chèques-repas et l’assurance maladie
La CGSP TBM (Tram-Bus-Métro), la CSC Services publics et la CGSLB ont obtenu un protocole d’accord pour les travailleurs de la Stib concernant les chèques-repas et l’assurance maladie vie privée (AMVP), ressort-il de deux communications internes qu’a pu consulter l’agence Belga mercredi. Cet accord intervient au terme de discussions consécutives à l’annonce de la fermeture des restaurants et cafétérias d’entreprises de la Stib pour des raisons économiques.
Les trois syndicats se sont donc accordés avec la direction sur une revalorisation des chèques-repas. Leur valeur passera ainsi à 9 euros par jour presté au 1er février (avec effet rétroactif) et montera à 10 euros dès le 1er décembre. Une nouvelle augmentation, jusqu’à 12 euros, pourrait survenir en 2027 à condition que l’absentéisme soit réduit d’un peu moins de 0,7%, le tout sans hausse de la quote-part à charge des travailleurs. Cela représente à terme environ 400 euros net sur base annuelle pour un travailleur à temps plein, selon la Stib.
Une augmentation du montant des chèques-repas au-delà de 10 euros n’étant pas encore possible légalement (le gouvernement fédéral y réfléchit), les syndicats ont néanmoins acté que cette valorisation supplémentaire est garantie, que ce soit via les chèques-repas ou un autre mécanisme.
L’octroi de chèques-cadeaux et d’écochèques a également été préservé et les modalités de redistribution de ces avantages feront l’objet de discussions entre syndicats et direction si le cadre légal devait changer.
► Lire aussi | Affaire de sexisme à la Stib : des conductrices dénoncent le malaise dans un courrier
Concernant l’assurance maladie vie privée (AMVP), les syndicats sont parvenus à éviter les coupes importantes voulues par la direction et ont obtenu “une adaptation mesurée permettant de passer d’un modèle uniforme et coûteux à un système plus progressif, plus équitable et soutenable, mais qui protège aussi les carrières longues tout en garantissant un minimum social pour chaque travailleur“.
Une mesure transitoire favorable pour les travailleurs avec moins de trois ans d’ancienneté a également été incluse, ce qui permettra à ces derniers d’être mieux protégés s’ils sont déjà bénéficiaires de ce complément.
“Nous avons ainsi pu pérenniser un avantage social majeur, grâce à cet accord, cet avantage social est maintenu et sécurisé dans le temps“, se réjouissent les trois syndicats.
CSC et CGSLB soulignent que les négociations ont été “marathoniennes” et que les exigences initiales de la direction étaient nettement plus élevées.
► Lire aussi | Le ticket numérique de la Stib totalise 3,2 millions de voyages deux ans après son lancement
La CGSP, elle, se félicite d'”une victoire collective, portée par la CGSP, par l’engagement constant de ses délégués, et par la mobilisation des travailleuses et travailleurs” et affirme qu’il s’agit là du résultat des journées d’action menées au mois de décembre.
“Nous avons entamé les discussions avec les syndicats après l’annonce de la fermeture des restaurants d’entreprise“, précise de son côté la Stib. “L’objectif était d’accompagner la fermeture tout en maintenant des avantages concrets pour le personnel.”
Dans un contexte financier difficile pour l’entreprise de transports en commun, cet accord permet également de réaliser des économies substantielles. Il permet aussi de “garantir une compensation plus équitable, y compris pour les collègues qui n’avaient pas accès aux restaurants d’entreprise”, ajoute la Stib.
“La fermeture des restaurants et cafétérias était une mesure difficile, mais nécessaire pour maîtriser les coûts et réduire certains risques financiers à long terme. L’accord trouvé permet de reconnaître l’impact de cette décision pour le personnel, sans remettre en cause l’objectif d’économies structurelles“, conclut la société bruxelloise de transports en commun.
Belga – Photo : Belga Image