L’UZ Brussel teste une thérapie prometteuse contre le cancer de la peau
Ce nouveau traitement vise à neutraliser les cellules cancéreuses en renforçant le système immunitaire humain. L’information, rapportée par Het Nieuwsblad, a été confirmée par l’hôpital vendredi.
L’hôpital universitaire bruxellois participe actuellement à un projet de recherche, en collaboration avec le laboratoire pharmaceutique Iovance Biotherapeutics, afin d’optimiser le traitement.
L’idée sous-jacente à cette thérapie, actuellement très coûteuse et nécessitant des développements supplémentaires, existe en effet depuis deux décennies. Développée il y a près de vingt ans aux États-Unis, elle s’est ensuite répandue dans les instituts de recherche et les entreprises pharmaceutiques européennes.
La thérapie fonctionne sur la base des lymphocytes infiltrant la tumeur (TIL), des lymphocytes présents en petit nombre dans la tumeur mais encore trop immatures pour l’attaquer. Certains de ces lymphocytes sont capables de reconnaître les cellules tumorales, selon Iris Dirven, qui, étudie cette thérapie avec des chercheurs néerlandais et danois en vue de son développement.
L’objectif de la thérapie TIL est de cultiver et de multiplier ces lymphocytes. “Ainsi, nous pouvons créer une armée personnalisée de lymphocytes, bien plus importante que celle présente initialement dans la cellule cancéreuse. Ces lymphocytes peuvent ensuite être réinjectés au patient”, explique la chercheuse.
Le traitement se déroule comme suit: une métastase cancéreuse est retirée afin de multiplier les TIL jusqu’à atteindre plusieurs milliards de lymphocytes. Après environ une semaine de chimiothérapie visant à “faire de la place et à supprimer temporairement les cellules immunitaires”, les milliards de TIL sont réintroduits dans l’organisme. S’ensuit un traitement de trois jours pour activer au maximum ces TIL et renforcer le système immunitaire affaibli. Enfin, une période de convalescence d’une semaine et demie suit.
La thérapie TIL est actuellement étudiée uniquement pour le cancer de la peau et le mélanome, mais elle pourrait également s’appliquer à d’autres formes de cancer à l’avenir, comme le cancer du col de l’utérus.