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Formation bruxelloise : un projet de budget 2026 attendu pour le 5 février

Le formateur bruxellois Yvan Verougstraete a proposé lundi aux sept partis approchés pour tenter de former une majorité bruxelloise un chemin permettant de doter la Région-capitale d’un budget 2026 de plein exercice à même de ramener le déficit à maximum un milliard d’euro, et d’entamer des réformes pour ramener celle-ci plus structurellement sur les rails pour les trois années qui suivent, a-t-il déclaré lundi à la sortie de la réunion de ceux-ci.

Selon le formateur bruxellois, à l’issue de cet échange “constructif”, les différentes formations ont été invitées à clarifier les conditions pour pouvoir emprunter ce chemin.

Toujours selon le formateur bruxellois, les partis autour de la table qui font partie du gouvernement en affaires courantes (ndlr: PS, Ecolo, DéF, Groen et Vooruit) ont demandé d’associer les Engagés à la démarche actuelle afin de préparer un budget 2026 (ndlr: et de contribuer à un soutien par une majorité d’élus au parlement).

Avant la fin de la semaine“, on pourra confirmer si et à quelles conditions le dit chemin peut être emprunté, ressort-il encore des propos de M. Verougstraete.

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Je pense que tout le monde se montre constructif. Ce chemin a été présenté avec un accueil plutôt favorable“, a encore dit le président des Engagés.

La réunion avec les représentants des Engagés, du PS, d’Ecolo, de DéFI, de Groen, de Vooruit et du CD&V a duré quelque trois heures.

Au-delà de sa déclaration à la presse à l’issue de la réunion, M. Verougstraete a diffusé une note de laquelle il ressort que l’objectif des prochains jours pour les différents partis est de consulter leurs instances pour valider la manière de matérialiser le chemin destiné à “installer un gouvernement de plein exercice“.

Objectif : déterminer le budget pour le 5 février

Autre élément à en retenir, il y a une date pour déterminer un projet de budget 20256 sans trop attendre: le 5 février prochain.

Les partis de la majorité demandent que les Engagés puissent être associés au processus de négociation budgétaire initié au sein du gouvernement actuel afin que ces derniers puissent apporter une majorité au sein du parlement.

Leur objectif est de réaliser ce budget pour le 5 février.

“Chaque mois qui passe, c’est 100 millions d’euros de dette supplémentaire sur la tête des Bruxellois et un mois de perdu pour réaliser les réformes profondes dont la Région a besoin. Cette situation ébranle profondément la confiance des institutions financières, des citoyens et entre politiques”, lit-on dans le document transmis à la presse à l’issue de la réunion.

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La date du 5 février est aussi énoncée à titre d’échéance pour la définition de “réformes structurelles essentielles et décisions urgentes qui doivent être mises en œuvre dès 2026 pour remettre la Région sur pied, à court et moyen terme”.

Ces réformes sont en effet la condition indispensable pour permettre à la Région de retrouver l’équilibre budgétaire. Plus vite elles seront entérinées, plus vite le déficit pourra être maîtrisé et la Région pourra retrouver son efficacité, sa pérennité financière et son dynamisme, au service des citoyens. Leur mise en place sera structurée autour de refonte complète de la structure administrative“.

Il est enfin précisé que “vu l’urgence et l’importance de dépasser les clivages partisans, les négociateurs se concerteront avec les partis qui ne seront pas amenés à faire partie de la future majorité afin qu’ils puissent communiquer les réformes qu’ils jugent essentielles, tenant compte des crédits budgétaires disponibles

Toujours pas de majorité côté flamand

A l’issue de la réunion, le ministre de l’Emploi en Affaires courantes, Bernard Clerfayt, qui participait à la réunion en tant que représentant de DéFI a déclaré qu’il avait été question de la manière joindre l’Open Vld aux discussions. Groen, Vooruit et le CD&V ne disposent que de 7 sièges sur 17. Avec l’Open VLD, ils en auraient 9, soit une majorité. Mais tant le président de l’Open VLD, Frédéric De Gucht, que son collègue du CD&V, Sammy Mahdi, ont jusqu’ici estimé que les propositions sur la table n’étaient pour l’instant pas suffisantes pour rejoindre la majorité.

M. Clerfayt a ajouté que, selon lui, une majorité dans les deux groupes linguistiques est nécessaire pour entamer les négociations.

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“Je pense qu’il y a une vraie volonté partagée à Bruxelles d’éviter le scénario de la catastrophe financière avec les banques On a déjà fait un gros effort sur le budget 2025 avec le gouvernement sortant. Il faut maintenant continuer sur 2026, mais il faut une vraie majorité politique pour soutenir au Parlement les réformes du gouvernement”, a-t-il encore dit.

Belga – Photo : Belga image

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