“Avec l’effet retard, on s’attend à un raz-de-marée” dans les CPAS bruxellois
Les premières personnes exclues du chômage ont poussé les portes des CPAS lundi dernier. “On s’attend à un raz-de-marée”, explique Sébastien Lepoivre (PS), président du CPAS d’Evere et de la fédération des CPAS bruxellois, invité de Bonjour Bruxelles ce matin.
“Le mois de janvier est un peu particulier et il n’y a eu pour l’instant que 5 jours ouvrables, dont deux jours de neige. La première vague est relativement limitée mais on s’attend à raz-de-marée. Nous risquons d’avoir un effet retard et un effet domino. La vague qui nous fait le plus peur en terme de masse, c’est à partir de mars et avril puisque ce seront 25.000 personnes à pouvoir accueillir – même si elles ne viendront pas toutes et pas toutes en même temps, mais ce sont des flux vraiment inquéitants“, selon Sébastien Lepoivre.
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Par ailleurs, les CPAS n’ont toujours pas reçu la compensation fédérale promise pour 2025. D’un montant total de 26 millions d’euros, cette compensation est prévue pour faire face aux conséquences de la limitation des allocations chômage dans le temps.”Nous sommes en 2026 et nous n’avons toujours rien, ça n’a pas permis aux CPAS de mettre toute une série de choses en place. Les CPAS se ssont débrouillés avec leur réalité locale, chacun a fait comme il a pu”, précise le président de la fédération des CPAS bruxellois.
■ Interview de Vanessa Lhuillier
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