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Le secteur gynéco-obstétrique en grève pour 36 heures à l’hôpital Saint-Pierre

Le piquet de grève sera ininterrompu jusque 18h00 mercredi.

Une quarantaine de personnes s’est réunie vers 08h00 mardi matin devant l’hôpital Saint-Pierre pour lancer une grève d’une durée d’environ 36 heures du pôle gynéco-obstétrique, qui englobe gynécologues et sages-femmes.

Le secteur gynéco-obstétrique de l’hôpital Saint-Pierre, établissement public, s’est joint au mouvement de grève prévu dans le secteur public ce 25 novembre.
“Les coupes budgétaires dans les systèmes publics sont de plus en plus fortes”, a déploré Virginia Morolli, gynécologue à l’hôpital Saint-Pierre. “Les seuls budgets qui augmentent sont ceux de l’armée, et celui alloué à l’expulsion des personnes migrantes”, a-t-elle dénoncé.
“Les 36 heures de grève portent un symbole fort. Les nouvelles mesures du gouvernement nous préoccupent jour et nuit”, a pour sa part déclaré Clémence Bertouille, sage-femme à l’hôpital Saint-Pierre. “Nous voulons pouvoir continuer, jour et nuit, à soigner, à avoir des soins de qualités, inclusifs dans l’équité et la dignité.”

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A message 'Les Sages-femmes en ont ras le col' pictured at a picket line organized in front of Saint-Pierre Hospital to denounce the consequences of federal government measures on access to healthcare, in Brussels, on Tuesday 25 November 2025. The action is part of large strike in all public services from today, after the start yesterday in public transport and larger actions in all sectors, public and private tomorrow. BELGA PHOTO ERIC LALMAND
A picket line organized in front of Saint-Pierre Hospital to denounce the consequences of federal government measures on access to healthcare, in Brussels, on Tuesday 25 November 2025. The action is part of large strike in all public services from today, after the start yesterday in public transport and larger actions in all sectors, public and private tomorrow. BELGA PHOTO ERIC LALMAND
A picket line organized in front of Saint-Pierre Hospital to denounce the consequences of federal government measures on access to healthcare, in Brussels, on Tuesday 25 November 2025. The action is part of large strike in all public services from today, after the start yesterday in public transport and larger actions in all sectors, public and private tomorrow. BELGA PHOTO ERIC LALMAND
A picket line organized in front of Saint-Pierre Hospital to denounce the consequences of federal government measures on access to healthcare, in Brussels, on Tuesday 25 November 2025. The action is part of large strike in all public services from today, after the start yesterday in public transport and larger actions in all sectors, public and private tomorrow. BELGA PHOTO ERIC LALMAND
A mlessage with claims pictured at a picket line organized in front of Saint-Pierre Hospital to denounce the consequences of federal government measures on access to healthcare, in Brussels, on Tuesday 25 November 2025. The action is part of large strike in all public services from today, after the start yesterday in public transport and larger actions in all sectors, public and private tomorrow. BELGA PHOTO ERIC LALMAND
A message 'La sante un bien commun' pictured at a picket line organized in front of Saint-Pierre Hospital to denounce the consequences of federal government measures on access to healthcare, in Brussels, on Tuesday 25 November 2025. The action is part of large strike in all public services from today, after the start yesterday in public transport and larger actions in all sectors, public and private tomorrow. BELGA PHOTO ERIC LALMAND

 

Selon les grévistes, la qualité des soins prodigués est en danger. Les économies imposées par le gouvernement ont pour conséquence la suppression de lits et de postes dans le service. Pour autant, “on refuse de faire des concessions sur la qualité, l’inclusivité et l’équité des soins”, a expliqué Clémence Bertouille. “On continuera donc à avoir une bonne qualité de soins. C’est une responsabilité que l’on porte sur nos épaules alors qu’il s’agit d’une responsabilité sociétale, qui devrait être portée par le gouvernement.”

Cette dernière a tiré la sonnette d’alarme. “La profession s’essouffle, la passion s’essouffle. On a peur de ne plus savoir faire de miracles”. Les conditions de travail deviendront plus difficiles avec les nouvelles mesures gouvernementales selon la sage-femme. “Concrètement, on aura moins de pauses, plus d’heures supplémentaires pour le même salaire”, a encore dénoncé Clémence Bertouille.

Les grévistes ne s’estiment pas entendues par le gouvernement. Le secteur prend en charge majoritairement des femmes, qui seront plus touchées par les mesures gouvernementales, selon les intervenantes. “On est beaucoup de femmes qui prennent soin de femmes. On n’est pas du tout entendues”, a regretté Clémence Bertouille. “On est le seul secteur à prendre en charge deux patients ou patientes, la mère et le nouveau-né, pour le prix d’un. C’est inadmissible”, a conclu la sage-femme.

Belga