Rudi Vervoort rempile à la tête du gouvernement bruxellois

Le socialiste Rudi Vervoort rempile à la fonction de ministre-président de la Région bruxelloise, qu’il occupe sans discontinuer depuis 2013, après avoir succédé à Charles Picqué, à la tête du gouvernement régional, un an avant le scrutin de mai 2014.

Sans avoir atteint les sommets électoraux de son prédécesseur, Rudi Vervoort n’a toutefois rien d’un OVNI dans la politique bruxelloise. Il est apparu pour la première fois en 1989 sur les bancs du conseil communal d’Evere, commune où il est né en 1958 et à laquelle il ne cache pas son attachement. Devenu échevin en 1993, il y a succédé à François Guillaume au maïorat en 1998, fonction qu’il n’a plus quittée depuis.

A la Région bruxelloise, il apparaît pour la première fois sur les bancs du parlement en 1999. Il y a été chef du groupe socialiste entre 2004 et avril 2013. Il a succédé par ailleurs à Philippe Moureaux, à la présidence de la fédération bruxelloise du PS en février 2011 et jusqu’à son entrée au gouvernement régional en 2013, et à la vice-présidence du parti en juin 2012, ce dernier mandat ayant été repris ensuite par Charles Picqué, après son départ du gouvernement régional.

Sans cacher une proximité politique avec Philippe Moureaux, Rudi Vervoort sait se montrer homme de compromis, tel qu’en ont attesté les débats sur plusieurs propositions d’ordonnance au parlement, ou encore l’accueil sur sa liste électorale à Evere, du ministre Open VLD Guy Vanhengel qui n’a jamais fait de secret de la distance politique qui le sépare du Parti Socialiste. Ce profil lui a été reconnu également par plusieurs de ses collègues de gouvernement. Patient, même en cas de tempête, ils n’a jamais caché sa préférence pour le travail de long cours et son rejet des coups d’éclats de l’immédiateté.

Derrière une apparence bonhomme, il pratique cependant bien davantage le poids des mots que le choc des photos. Au cours de la législature précédente, le gouvernement qu’il a dirigé a engrangé de nombreuses réformes liées notamment aux nouvelles compétences héritées par Bruxelles dans le cadre de la réforme de l’Etat. Cheville ouvrière du plan de redéploiement de la zone du canal, il a très largement contribué à la gestation du projet de musée d’art contemporain sur le site de l’ancien garage Citroën Yser, dans un contexte politique défavorable. En dehors de la vie politique, Rudi Vervoort se montre volontiers amateur de bonnes tables et de bon vin. Cet amateur de rock est par ailleurs un festivalier fidèle des prairies de Werchter et du Pukkelpop.

Belga

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18 juillet 2019 - 08h56
Modifié le 18 juillet 2019 - 11h44