Des réfugiés pour créer de l’électricité à vélo : il s’agissait d’un canular

Le collectif artistique We Are All Refugees (WAAR), en collaboration avec les Yes Men, a mis samedi en scène un canular visant à interpeller les passants sur la crise migratoire et les questions d’énergie.

Dans le centre de Bruxelles, les membres de WAAR et des Yes Men ont fait croire au public qu’ils représentaient une start-up qui “offrait” 24 heures de légalité et un salaire journalier de 1,60 euro à des migrants occupés à pédaler pour produire de l’électricité.

Des centaines de spectateurs ont assisté à la scène, qui a duré trois heures, se félicitent mercredi ses initiateurs. Alors que des migrants s’époumonaient sur des vélos censés recharger des batteries, des représentants de la fausse start-up – baptisée “Refugreenergy” – expliquaient aux passants qu’ils allaient convertir leurs coups de pédales en électricité, en échange de 24 heures de séjour légal sur le territoire belge et d’un salaire de 1,60 euro par jour.

Finalement, un homme travaillant avec des réfugiés s’est exprimé pour dénoncer le concept. À Bruxelles, les migrants sont “menacés, déportés et enfermés par l’État, en particulier grâce au zèle du secrétaire d’État Theo Francken, qui collabore notamment avec le Soudan dont le chef d’État est sous le coup d’un mandat d’arrêt international”, fustige le collectif WAAR. “On atteindra peut-être les 250 millions de réfugiés climatiques d’ici 2050. Notre objectif est de mettre en évidence la logique capitaliste à l’œuvre aujourd’hui et de montrer sa manière de gérer les crises et surtout d’en tirer profit – quelles qu’elles soient”, conclut le collectif.

Avec Belga – Photo : WAAR/Refugreenergy

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04 octobre 2017 - 16h01

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