Le personnel de la Ville de Bruxelles fait grève : il dénonce un manque de personnel

Quelque 200 membres du personnel de la Ville de Bruxelles se sont rassemblés jeudi matin dans la cour de l’hôtel de Ville pour protester contre leur nouveau statut en vigueur depuis six mois. La pression sur les travailleurs ne cesse de croître, dénonce la CGSP-Acod, à l’initiative de l’arrêt de travail.

“Lors de la négociation du nouveau statut du personnel (statut administratif et pécuniaire), on a fait plusieurs remarques au pouvoir organisateur par rapport aux congés, au pointage, au manque d’effectifs dans certains services, à la nomination du personnel de nettoyage et à l’existence d’un agenda caché par rapport à la réduction des effectifs. Six mois après la mise en application de ce nouveau statut, nous tenons à tirer la sonnette d’alarme à la suite de différents problèmes qui surgissent au quotidien, explique le syndicat socialiste.

Antonio Spada, délégué permanent local, déplore plusieurs erreurs avec le système de pointage. “La Ville les considère comme des anomalies, mais celles-ci supposent des rectifications et la procédure est très compliquée.” “Ensuite, il y a les demandes de congé. Avant, il était possible de prendre un congé par heure. Maintenant, il faut prendre au moins une demi-journée. Ce qui engendre des frustrations”, poursuit M. Spada.

Mais le plus grand problème dénoncé par la CGSP reste la charge de travail croissante, singulièrement dans les départements démographie et enseignement public. “Dans toutes les villes, la population augmente, ce qui entraîne évidemment plus de travail. Nous devons délivrer plus de passeports et il y a plus d’enfants dans les écoles. Nous nous demandons alors pourquoi le personnel n’est pas lui aussi à la hausse.”

Dans de nombreux postes de travail (écoles, crèches, guichets, chauffeurs…), les travailleurs ne peuvent prendre leurs congés quand ils le souhaitent à cause du manque d’effectifs. “Cela instaure un climat conflictuel au sein des équipes”, selon la CGSP. Enfin, le syndicat reproche au “management communal” de multiplier les situations de harcèlement et abus de pouvoir, faisant clairement comprendre au personnel que ceux qui ne sont pas contents n’ont qu’à prendre la porte. Les grévistes attendent un signal clair du Collège, sans quoi d’autres actions suivront. (avec Belga)

  • Reportage d’Elisabeth Groutars et Yannick Vangansbeeck.

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22 juin 2017 - 12h42