Un candidat cdH accusé dans une affaire de cours de natation annulés : il répond à ses accusatrices

Selon La Capitale, le candidat cdH aux élections fédérales Anwar Soulami est accusé, en tant qu’ex-secrétaire de l’ASBL Aqua Swim Academy, de ne pas avoir remboursé des centaines de femmes dont les cours de natation, que l’association gérait, ont été annulés.

Un collectif d’une cinquantaine de femmes bruxelloises demande le remboursement de cours de natation par l’ASBL Aqua Swim Academy, devenue depuis “Club de natation pour tous”, révèle ce vendredi La Capitale. Ce collectif, qui compte près de 1400 membres, avait déjà alerté sur Vivacité de ses problèmes avec l’ASBL, dont le secrétaire jusqu’en février dernier était Anwar Soulami, 5e suppléant sur la liste bruxelloise du cdH à la Chambre.

Le collectif réclame que les femmes soient remboursées pour les cours de natation prévus en août et dont le tarif variait entre 165 et 220 euros, selon les personnes interrogées. Le collectif avait déjà interrogé le président de l’ASBL Atif Aissaoui ainsi que le secrétaire de l’époque, le Schaerbeekois Anwar Soulami, sur Vivacité, en octobre dernier. Le candidat cdH avait alors promis de rembourser ces femmes avant fin novembre. Mais ces dernières expliquent qu’elles n’ont pas encore reçu l’argent.

“Je n’ai jamais dit que les personnes seraient remboursées. J’ai dit que leur dossier serait traité. Nous avons envoyé des accusés de réception”, explique Anwar Soulami, qui affirme qu’il “n’y a pas d’arnaque” et qu’il a quitté l’association en février dernier. “Ce n’est pas notre faute si les Bains de Bruxelles ont mis fin à notre occupation de la piscine”, ajoute-t-il. Anwar Soulami précise encore qu’il a soutenu l’asbl à titre bénévole en tant que deuxième secrétaire: “Je me suis engagé pour permettre aux membres d’exercer leur droit à bénéficier de l’utilisation d’un bien public. Une grande partie de ces usagers est issue de milieux pour lesquels l’accès à une piscine est un élément essentiel de bien-être et d’émancipation. L’asbl a pleinement assuré toutes ses obligations en terme de qualité de prestation et de régularité. Après la décision unilatérale et abusive de fin de contrat, plus aucune nouvelle adhésion n’a été faite“. Des dispositions légales auraient été prises pour défendre les intérêts des membres de l’association.

Des solutions alternatives ont été trouvées, assure le candidat cdH aux élections fédérales, en accord avec un autre club de natation. Ces alternatives ont été proposées sans coût supplémentaire, à tous les membres de l’asbl dont une grande majorité aurait accepté d’en bénéficier. “Les administrateurs en place font leur possible pour gérer la situation, compte tenu de l’asphyxie financière que l’asbl a subie“, explique encore Anwar Soulami.

Le collectif envisage en tout cas une procédure en justice.

Droit de réponse

Anwar Soulami a transmis aux médias un droit de réponse concernant cette affaire : “La présente fait suite à l’article publié dans la Capitale, en date du 5 avril 2019, sous le titre : «Anwar SOULAMI, un candidat du cdH soupçonné d’escroquerie », repris également sur le web Sudpresse.be et BX1.be, dans lequel je suis directement et personnellement mis en cause.

La liberté de la presse est précieuse en démocratie. Les journalistes, lorsqu’ils agissent de manière indépendante et à l’abri de toute pression, jouent un rôle de contre-pouvoir essentiel à la vitalité démocratique. Me proposant d’exercer des fonctions publiques, je suis donc amené à me soumettre à cet examen, même lorsqu’il s’exprime de manière outrancière, la liberté est – je le crois – à ce prix.

Je conteste, bien entendu, très vivement les allégations reprises dans l’article et tiens à préciser les points suivants :

1. Je n’ai jamais perçu d’argent à titre personnel. J’ai soutenu l’association, bénévolement, en tant que deuxième secrétaire.
2. Je me suis engagé pour permettre aux membres d’exercer leur droit à bénéficier de l’utilisation d’un bien public. Une grande partie de ces usagers est issue de milieux pour lesquels l’accès à une piscine est un élément essentiel de bien-être et d’émancipation.
3. L’ASBL a pleinement assuré toutes ses obligations en terme de qualité de prestation et de régularité.
4. Après la décision unilatérale et abusive de fin de contrat, plus aucune nouvelle adhésion n’a été faite.
5. Nous avons, immédiatement, pris toutes les dispositions légales pour défendre les intérêts des membres.
6. Des solutions alternatives, en accord avec un autre club de Natation, partageant nos standards de qualité, ont pu être rapidement mises en place et proposées, sans coût supplémentaire, à tous les membres. La très grande majorité a choisi d’en bénéficier.
7. Les administrateurs en place font leur possible pour gérer la situation, compte tenu de l’asphyxie financière que l’ASBL a subie.
8. Mon objectif de défendre les intérêts des membres (dont de nombreux enfants, adultes précarisés, PMR et femmes enceintes) face aux abus et veiller à leur permettre de continuer à accéder à leur activité, a été atteint. J’ai donc décidé de quitter cette ASBL en vue de me recentrer sur d’autres activités et préparer au mieux ma campagne.

Si je peux comprendre la réaction de certains adhérents, je suis attristé et peiné des propos diffamatoires et infondés quant à ma personne. Je regrette profondément le titre et l’illustration de l’article qui ont créé un dommage très préjudiciable dans l’esprit des lecteurs à mon égard et à celui de mon parti. Ma famille et mes proches en sont également profondément affectés.

Le détail des faits est clairement précisé dans la synthèse établie par les conseils juridiques de l’ASBL, dont copie avait été transmise au groupe Sud-presse, et que je tiens à la disposition de tous ceux qui souhaiteraient la lire.”

Gr.I. – Photo : cdH Bruxelles

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05 avril 2019 - 10h14